Le journaliste Florian Tardif révèle avoir été victime d’agressions sexuelles : « Je n’acceptais pas qu’on me touche pendant des années » (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:32
Alors que Pascal Praud et ses chroniqueurs débattaient, dans L’Heure des pros, de l’affaire Nicolas Bedos, le journaliste politique de CNews Florian Tardif a évoqué son propre traumatisme pour réagir à des propos qui l’ont choqué.

Un an de prison, dont 6 mois avec sursis, et le port d’un bracelet électronique à domicile. Telle est la peine prononcée, mardi par le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de Nicolas Bedos accusé d’agression sexuelle par deux femmes. L’acteur et réalisateur était plus particulièrement jugé pour un baiser non consenti dans le cou en mai 2023 ainsi que pour avoir mis sa main sur l’entrejambe d’une femme en juin 2023 sans son consentement. 

Le témoignage émouvant du journaliste Florian Tardif dans L’Heure des pros

Ce verdict prononcé a été longuement débattu ce mercredi dans L’Heure des pros, l’émission de Pascal Praud sur CNews. Ancien directeur du service d’information du gouvernement, Philippe Guibert n’a pas caché qu’il avait bien du mal à comprendre "qu’un bisou dans le cou puisse être un traumatisme pour plusieurs années". "Ce n’est pas une agression", a-t-il martelé alors que Pascal Praud lui assurait le contraire tout en précisant que ça ne valait pas de la prison. Marqué par cet échange, Florian Tardif a pris la parole avec émotion pour assurer que ce genre d’agressions sexuelles créait bien des traumatismes. "Je peux vous le dire, je sais de quoi je parle", a-t-il ajouté. Sans détailler ce qu’il a pu subir dans le passé, le journaliste politique de CNews a expliqué avoir "mis des années à accepter qu’on puisse le toucher". "Je suis avec une copine où on a dû gérer ce problème-là parce que je n’acceptais pas, y compris dans mon sommeil, que l’on me touche".

L’histoire douloureuse de Florian Tardif (CNews) 

"Il faut le dire, peut-être que Nicolas Bedos, excusez mon émotion, paie pour de nombreux hommes. Mais à un moment donné, c’est important pour les personnes qui sont confrontées à ce type de situations, et de manière répétée, par des personnes différentes. Mais en général, quand on subit une agression sexuelle, on en subit plusieurs. Ça peut être uniquement, effectivement, un baiser dans le cou, quelqu’un qui vous touche de manière indélicate certaines parties de votre corps, ce n’est pas forcément toucher le sexe ou autre. Mais oui, ça créé des traumatismes. Moi, ce qui me gêne depuis tout à l’heure, c’est qu’on n’interroge pas la victime, la manière dont elle a perçu le geste, parce que là, je vous rejoins, il y a une différence entre un léger baiser dans le cou et un baiser insistant", a-t-il conclu. Sans dévoiler les faits exacts évoqués par Florian Tardif, Pascal Praud a donné quelques détails de ce qu’a vécu le journaliste. "Il se trouve que, entre 15 et 20 ans, l’adolescent que vous étiez a parfois été regardé par des hommes, qui vous ont harcelé. Ça crée des traumatismes", a-t-il indiqué.

 

Par
Clara Kolodny