Il porte l’un des noms les plus connus de la planète et pourtant, à le voir assis dans son atelier, on pourrait penser à un homme banal.
Omar Ben Laden, le quatrième fils d’Oussama Ben Laden, le cerveau derrière les attentats du 11 septembre 2001, tente de mener une vie normale en France, en Normandie, où il a trouvé refuge. Entouré de sa femme qu’il a rencontré en 2016, l’homme de 40 ans exprime ses émotions dans ses oeuvres. Des tableaux dans lesquels il met tout son coeur.
C’est pendant le premier confinement que l’artiste a multiplié les toiles.
Et pour la première fois, il a accepté qu’une équipe de télévision vienne à sa rencontre dans son havre de paix, où il tente de se reconstruire. C’est donc l’équipe de C à vous qui a eu le privilège de rencontrer Omar ben Laden. L’homme a accepté d’en dire plus sur la signification de ses tableaux : “ce sont les montagnes que je voyais en marchant avec mon père dans la région de Tora Bora. Tellement de gens ont été tués dans ces montagnes : des innocents, des combattants, des enfants, des femmes…C’est injuste”
Il ajoute à propos de son père : “je pense que pour mon père l’art n’était pas quelque chose d’important pour la société”.
Omar ben Laden raconte ensuite comment et surtout pourquoi il a décidé de partir : “quand j’ai commencé à grandir et à réaliser que j’étais dans une grande prison. Je voulais me marier, vivre une vie normale, loin de la guerre. Voilà ce que je voulais”.
Il raconte son rapport à son père : “J’ai longtemps été le fils préféré, mais je suis parti. Mon père n’était pas quelqu’un qui vous forçait à faire quoi que ce soit. Surtout si vous étiez en âge de décider par vous-mêmes”.
Pour C à vous, il accepte d’évoquer la dernière conversation qu’il a eu avec son père : “C’était très court. Il m’a dit ‘que Dieu soit avec toi’, et je suis parti. L’histoire s’est arrêtée là”.
Il explique avoir appris la mort de son père par les médias “comme tout le monde”.
Atteint de troubles bipolaires et de cicatrices psychologiques dues à son éducation, il affirme désormais avoir atteint « un semblant de paix », grâce à la peinture en grande partie, dans un entretien qu’il a accordé à Vice il y a quelques mois.