Invité aux côtés de l’actrice Caroline Anglade et de la chanteuse Melody Gardot, Laurent Ruquier est revenu sur son enfance et sa vie de jeune adulte hier dans Un dimanche à la campagne face à Frédéric Lopez à l’occasion de la sortie de son livre autobiographique Ruquier, vies secrètes.
Laurent Ruquier : la douleur de sa première rupture avec un garçon
L’animateur de France 2 l’a notamment interrogé sur sa première rupture amoureuse avec un garçon vers l’âge de 25 ans, au moment où il faisait ses premiers pas sur scène et à la radio. "Je ne sais pas si c’était un premier chagrin d’amour. C’est que je découvre vraiment, je comprends que je suis homosexuel. Et le premier mec que vous rencontrez qui vous fait comprendre que ça existe, l’homosexualité – parce que je savais à peine que ça existait (…), dans mon milieu au Havre dans une famille ouvrière modeste", a raconté celui qui reçoit Clovis Cornillac ou Isabelle Carré entre autres dans le tout premier numéro de sa nouvelle émission culturelle sur T18.
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En effet, Laurent Ruquier a mis beaucoup de temps, à cause de ce tabou sociétal, à réaliser qu’il aimait les garçons, ce dont il ne se doutait "pas vraiment". "Au début, j’ai cru que je regardais les garçons parce que les filles ne voulaient pas de moi. C’était une erreur, c’est que je ne voulais pas voir. C’est ce que je m’étais dit. C’est des histoires qu’on se raconte. Depuis, évidemment, j’ai bien compris que j’étais sûrement homosexuel sans le savoir. Peut-être même que mes parents l’avaient deviné avant moi", explique l’auteur de pièces de théâtre.
Théâtre, radio… Les parents de Laurent Ruquier ne s’intéressait pas à son métier
Laurent Ruquier a également revenu dans cette émission sur son obsession pour la radio dans son enfance et sur la distance étrange de ses parents envers les activités de leurs enfants : "Ils ont mis longtemps avant de venir me voir sur scène. D’ailleurs, ils n’écoutaient pas non plus les émissions que je faisais (à la radio). Je ne sais pas (pourquoi). C’est vrai que j’ai du mal à comprendre et à expliquer ça. Parce que si j’étais parent aujourd’hui, si j’avais un enfant qui me disait ‘je veux faire ça’, mon premier réflexe serait évidemment d’aller écouter, d’aller voir".