JO 2024 – Piche réagit aux critiques sur la cérémonie d’ouverture : « Si Marion Maréchal Le Pen réagit, c’est qu’on a réussi notre coup ! »

Publié le 29 juillet 2024 à 6:40
BFM TV
Piche, la queen découverte par le grand public dans l’émission Drag Race France 2, est revenue sur BFM TV sur le scandale provoqué par la séquence de la cérémonie d’ouverture des JO la mettant en scène avec d’autres candidates iconiques de l’émission de France.

Regardée en France par plus de 23 millions de personnes, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 fait l’objet de vives critiques pour plusieurs passages marquants. Si l’apparition de Philippe Katerine en Dionysis bleu en slip a désarçonné le public, en particulier les étrangers qui ne connaissent pas le grain de folie du chanteur, l’une des séquences les plus commentées est celle mettant à l’honneur les Queens de Drag Race France et notamment Nicky Doll, Keiona et Piche. 

Les critiques sur la cérémonie des JO

Thomas Jolly, le créateur de ce spectacle d’ouverture des JO, a choisi en effet de réunir toutes les Queens dans une mise en scène ressemblant au célèbre tableau de La Cène de Leonard de Vinci sur le dernier repas du Christ. De quoi faire hurler au scandale une partie de la classe politique et de l’Église. "À tous les chrétiens du monde qui regardent la #cérémoniedouverture et se sont sentis insultés par cette parodie drag queen de la Cène, sachez que ce n’est pas la France qui parle mais une minorité de gauche prête à toutes les provocations", a par exemple posté Marion Maréchal Le Pen en dénonçant le côté trop woke de la cérémonie. "La cérémonie d’ouverture a offert au monde entier de merveilleux moments de beauté, d’allégresse, riches en émotions et universellement salués. Cette cérémonie a malheureusement inclus des scènes de dérision et de moquerie du christianisme, ce que nous déplorons très profondément", a aussi réagi, dans un communiqué, La Conférence des évêques de France (CEF). 

La réponse de Piche aux critiques sur la cérémonie des JO

Invitée samedi sur BFM TV, la Queen Piche a répondu aux violentes critiques. "On a reçu des messages majoritairement très bienveillants. Après, il y a des personnes au contraire qui ne comprennent pas forcément donc on explique un petit peu, d’autres à qui on a arrêté d’expliquer depuis des années parce qu’il y a des gens qui ne veulent pas comprendre", a-t-elle affirmé en précisant que l’art était pour elle fait pour "remuer les gens".Interrogée plus précisément sur les critiques de la nièce de Marine Le Pen, Piche a répondu avec humour : "Je pense qu’on commence à avoir un petit adage dans la communauté queer en disant que si Marion Maréchal Le Pen réagit, c’est qu’on a réussi notre coup en général, c’est qu’on a fait ce qu’il fallait faire et qu’on a été dans la justesse en tout cas dans la représentation".

"La problématique ce n’est pas d’avoir pris La Cène, c’est que ce soit représenté par des queer. La Cène, c’est quelque chose qui a été utilisé et réutilisé dans la pop culture depuis des décennies par tout le monde et ça n’a jamais posé de problème. A partir du moment où ce sont des Queens et des drag queens qui le font, c’est un problème. Ce n’est pas l’utilisation de ça qui est problématique, c’est le regard que posent les gens sur nous, parce qu’on n’a rien fait d’obscène dans cette scène. Il n’y a rien, aucune provocation", a regretté Piche avant d’avouer, sans filtre qu’elle s’en "carrait le cul" personnellement des critiques.

Les explications de Thomas Jolly sur cette séquence

Interrogé lui aussi sur BFM TV ce dimanche, Thomas Jolly, le directeur artistique de cette cérémonie d’ouverture, a démenti s’être inspiré de La Cène. "Je crois que c’était assez clair, il y a Dionysos qui arrive sur cette table. Il est là, pourquoi ? Parce qu’il est dieu de la fête (…), du vin, et père de Sequana, déesse reliée au fleuve. L’idée était plutôt de faire une grande fête païenne reliée aux dieux de l’Olympe… Vous ne trouverez jamais chez moi une quelconque volonté de moquerie, de dénigrer quoi que ce soit. J’ai voulu faire une cérémonie qui répare, qui réconcilie. Aussi qui réaffirme les valeurs de notre République", a-t-il affirmé.

 

Par
Clara Kolodny