Depuis plusieurs semaines, l’affaire McKinsey s’est invitée dans la campagne présidentielle. Et nul doute que le gouvernement se serait bien passé de cette affaire épineuse. Mi-mars, dans un rapport du Sénat fruit d’un travail de 4 mois, l’entreprise McKinsey était notamment accusée de ne pas avoir payé d’impôts grâce à une optimisation fiscale. Pour rappel, McKinsey, principal cabinet de conseil pour la gestion de la crise sanitaire, a empoché plus de 12 millions d’euros pour ces missions répétées mais n’aurait déclaré aucun bénéfice en France ces dix dernières années.
Invité de "C à vous" ce mercredi 13 avril, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance de la France, s’est exprimé sur l’affaire McKinsey et la pertinence à avoir recours à ces cabinets de conseil. "La réalité, c’est que nous sommes un des pays européens qui les utilisent le moins. Je suis tout à fait disposé à ce que nous les utilisions moins, il y a certainement des choses à corriger, le Premier ministre l’a indiqué. Quand Marine Le Pen indique que les quelques dizaines de millions d’euros de McKinsey vont permettre de financer les 40 à 50 milliards de rachat des autoroutes, les dizaines de millards de dépenses qui ne sont pas financées, les 20 milliards de dépenses sur les retraites, enfin, on se moque de qui? Regardons un peu les chiffres et la réalité", a tout d’abord argué le ministre de 52 ans.
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Dans la foulée, Bruno Le Maire a tenu à faire une mise au point pour les Français. "J’entends la colère de tous les Français qui disent ‘mais au moins, ils payent leurs impôts’. C’est ça le vrai sujet. Ce pourquoi nous nous battons, c’est que toutes ces entreprises paient leurs impôts, nous avons engagé des vérifications fiscales sur McKinsey, McKinsey paiera les impôts qu’ils doivent à la France", a assuré le ministre.
Fin mars dernier sur les ondes d’Europe 1, Bruno Le maire s’était prononcé sur ce qu’aucun dénonce comme un scandale d’Etat. "Le gouvernement n’a "pas de leçons à recevoir en matière de lutte contre l’optimisation fiscale", avait-il martelé en réponse aux soupçons d’optimisation fiscale pesant sur des filiales françaises du cabinet McKinsey.
L.T