« J’entends déjà les mauvaises langues… » : Mohamed Bouhafsi met en avant la binationalité dans le football avant France-Maroc (VIDÉO)

Publié le 13 décembre 2022 à 11:38
Alors que la France et le Maroc s'affrontent en demi-finale de la Coupe du monde ce mercredi 14 décembre, Mohamed Bouhafsi a évoqué sur RTL l'importance des binationaux dans le football, notamment pour les "Lions de l'Atlas" et les Bleus...

Le Maroc pour un nouvel exploit ? Mercredi 14 décembre, les "Lions de l’Atlas" affrontent l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde au Qatar. Un match symbolique qui dépasse le cadre du sport compte tenu de l’histoire qui unit les deux pays. Le Maroc a déjà réalisé une performance énorme dans ce Mondial, en atteignant le stade des demi-finales, une première pour une nation africaine dans la compétition. Néanmoins, Walid Regragui, le sélectionneur marocain, n’a pas caché ses ambitions plus grandes ce mardi 13 décembre en conférence de presse : "On veut aller en finale et gagner. On est prêt à tout pour arriver à cet objectif. On aura une énergie extraordinaire demain. Dire qu’on est satisfait d’avoir atteint les demi-finales, ça ne nous convient pas. Ça sera peut-être la seule chance de la gagner."

Pour constituer son effectif avant la Coupe du monde, Walid Regragui s’est appuyé sur plusieurs joueurs binationaux, comme le raconte Mohamed Bouhafsi ce mardi sur les ondes de RTL : "Quatorze. Ils sont quatorze Marocains à faire rêver tout un peuple et à être nés en dehors des frontières du royaume. Achraf Hakimi est né à Madrid et a éliminé l’Espagne. Le capitaine marocain, Romain Saïss, est né à Bourg-de-Péage, dans la Drôme. Le milieu offensif, Sofiane Boufal, lui, est né à Paris. Ce sont les bienfaits de la binationalité." Zakaria Abouklhal, Sofyan Amrabat, Hakim Ziyech, Noussair Mazraoui (Pays-Bas), Munir Mohamedi (Espagne), Anass Zazoury, Bilal El-Khannouss, Ilias Chair, Selim Amallah (Belgique), Abdelhamid Sabiri (Allemagne) et Walid Cheddira (Italie) sont les autres binationaux des "Lions de l’Atlas". À noter que Ez Abde, né au Maroc, possède également la nationalité espagnole mais a choisi de représenter son pays de naissance malgré les appels du pied de l’Espagne.

Alors que les binationaux sont parfois qualifiés d’opportunistes par certains observateurs, Mohamed Bouhafsi a lui tenu à mettre en avant ces joueurs : "Et j’entends déjà les mauvaises langues me dire : « S’ils choisissent leur nation quand ils voient qu’ils ne peuvent pas jouer dans une prétendue grande sélection, ce n’est pas bien. » Et bien non ! Quelle manque de respect quand on voit par exemple le parcours héroïque du Maroc. Cette critique déplacée ne vaut plus pour cette nouvelle génération. Achraf Hakimi a été formé au Real Madrid et pourtant, il a choisi le Maroc." Afin de mettre en avant son propos, Mohamed Bouhafsi a rappelé que certains grands joueurs ayant porté le maillot de l’équipe de France n’étaient eux-mêmes pas nés dans l’hexagone : "La binationalité a aussi servi la France. Luis Fernandez a choisi notre pays alors qu’il est né en Espagne, David Trezeguet en Argentine, Marcel Desailly au Ghana, Samuel Umtiti au Cameroun et grâce à lui et son but contre la Belgique, on a été Champion du monde en 2018. La binationalité, c’est une richesse. Assumer la liberté de choisir, de pouvoir dévier de son destin et parfois, avec le même but : conquérir le graal, cela nous réunit."

Walid Regragui, né en France, à Corbeil-Essonnes, a lui aussi choisi de représenter le Maroc à 45 reprises lors de sa carrière de joueur, avant d’arriver à la tête des "Lions de l’Atlas" en août 2022, juste avant le Mondial : "Il est Français et Marocain", poursuit Mohamed Bouhafsi. "Il a les mêmes rêves qu’Olivier Giroud avec qui il a joué à Grenoble (à l’été 2007, ndlr) : ramener la Coupe à la maison ! Même si on espère qu’elle sera plutôt à Paris…" Pour rappel, le match entre la France et le Maroc a lieu ce mercredi 14 décembre à 20 heures.

N.O

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