“Je trouvais ça normal d’être payée moins qu’un homme” : Karin Viard raconte ses débuts au cinéma, bien avant l’ère #meetoo (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:55
Quand Karin Viard a débuté dans le cinéma, bien avant le mouvement #meetoo, certaines choses étaient bien différentes. Elle évoque cette période dans C à vous sur France 5. 

La prise de parole de Karin Viard sur France Inter ce lundi 26 février a résonné comme un nouvel écho aux récentes révélations de l’actrice Judith Godrèche lors de la 49ème cérémonie des César. Karin Viard, aux côtés d’Ana Girardot pour présenter Madame de Sévigné, a fait des confessions saisissantes sur son expérience personnelle dans le milieu du cinéma français.

Au micro de La bande originale, Karin Viard a abordé les agressions qu’elle aurait subies, notamment sur le plateau de tournage de Potiche. Elle a déclaré : “Je me suis fait peloter par Gérard Depardieu, à qui j’ai dit : ‘Oh, mais ça ne va pas !’, et qui a arrêté immédiatement”. 

L’actrice de 58 ans a également souligné que ce mouvement de rébellion féministe, soutenu par Judith Godrèche, était “nécessaire”. 

Invitée ce soir sur le plateau de C à vous sur France 5, Karin Viard a également évoqué le contexte de l’époque qui rendait tolérables des comportements inappropriés. Elle a expliqué : “Moi j’ai trouvé normal des comportements qui, effectivement, aujourd’hui, je trouve parfaitement anormaux”. 

Elle explique que “c’était la société” de l’époque qui voulait ça. L’actrice, maman de deux filles, confie : “Moi je suis arrivée dans mon boulot je trouvais normal d’être payée moins qu’un homme"

“Pourquoi, je ne sais pas ?”, s’interroge-t-elle. Elle explique qu’à l’époque, elle trouvait “ça normal”. 

Elle est heureuse qu’aujourd’hui, “ça ne l’est plus”. 

La comédienne tient à remettre du contexte : “Ce silence assourdissant du cinéma et qui serait complice avec certains agissements. A la fois oui et à la fois non”. 

Elle développe : “Y’a des gens oui évidemment, ça c’est clair, et ils doivent être condamnés. Mais la plupart des gens, n’étaient pas spécialement complices c’est juste qu’ils se posaient pas la question c’est atroce”. 

Elle poursuit : “On ne voyait pas où était le problème. Les mecs étaient un peu lourds, oui bon…”. 

Elle a également confié qu’elle était au courant, à l’époque, de la liaison de Judith Godrèche avec Benoît Jacquot mais qu’elle ne voyait alors pas le souci… comme de nombreuses personnes dans le milieu à cette époque-là. 

Par
Mélissa Tellaa