« Je suis chanceux de pouvoir vous parler… » : Fernando Alonso totalement sous le choc après son crash spectaculaire au Grand Prix des États-Unis (VI…

Publié le 24 octobre 2022 à 9:11
Victime d'un énorme crash à la suite d'un accrochage avec Lance Stroll lors du Grand Prix des États-Unis, Fernando Alonso est apparu très choqué après la course. L'Espagnol n'a pas caché avoir eu très peur pour sa santé...

Plus de peur que de mal pour Fernando Alonso. Ce dimanche 23 octobre, le double champion du monde s’est retrouvé au cœur d’un accrochage spectaculaire lors du Grand Prix des États-Unis. Alors que l’Espagnol a tenté de dépasser Lance Stroll au 22e tour de piste, le pilote de chez Aston Martin s’est décalé sur sa gauche pour protéger sa 7e place. Ne pouvant éviter le contact, Fernando Alonso a foncé sur la monoplace du Canadien et s’est littéralement envolé sur le circuit des Amériques. Si le coureur de chez Alpine a pu continuer la course, Lance Stroll a lui été contraint à l’abandon.

Après la course, Lance Stroll est revenu sur son accrochage avec Fernando Alonso dans des propos relayés par Motorsport : "C’était serré, roue contre roue, et malheureusement il y a eu un contact. Ce n’était pas vraiment un gros choc. J’ai simplement été beaucoup secoué et, heureusement, je n’ai rien percuté de dur. J’ai vu les images. Clairement, je me suis décalé tardivement mais il y avait une grande différence de vitesse. J’ai plus ou moins estimé la position d’Alonso derrière moi, mais ce n’est pas comme si j’avais touché le côté de sa voiture", estime le Canadien, qui ne veut pas porter l’entière responsabilité de ce crash. "L’impact, c’est quand même son aileron avant avec l’arrière de ma voiture. Je lui ai laissé beaucoup de place à gauche de la piste donc ce n’est pas comme si je l’avais serré contre un mur ou quelque chose comme ça. Il aurait pu se décaler plus tôt et aller plus à gauche. Il n’avait pas besoin d’être si près de moi non plus. Il y a beaucoup de façons différentes de voir l’incident."

De son côté, Fernando Alonso est apparu très émoussé au sortir de la course. Au micro de Canal+, le pilote de 41 ans est revenu sur son incident avec Lance Stroll : "Ça fait cinq minutes que je suis sorti de la voiture et je me sens un petit peu moins bien. Nous avons eu de la chance avec la première voiture de sécurité, nous avons pu chausser les pneus mediums. Après, on a essayé de dépasser Lance… Il a bougé au dernier moment et on s’est touchés. Je suis chanceux de pouvoir vous parler maintenant et de ne pas être au centre médical." Plus tard en zone mixte, l’Espagnol a affirmé que son accident avait eu une influence sur sa gestion de la course : "Je n’oublierai pas la peur que j’ai ressentie aujourd’hui. Durant les 20 derniers tours, je repensais souvent à l’accident et aujourd’hui, tout ce que je voulais était que la course se termine."

Alors que Fernando Alonso a franchi la ligne d’arrivée en 7e position, l’Espagnol a été pénalisé à la suite d’une réclamation de Haas. Les commissaires ont alors décidé d’infliger une pénalité de 30 secondes au pilote de chez Alpine en raison de l’état de sa voiture jugé "dangereux". Par conséquent, Fernando Alonso est rétrogradé à la 15e place du Grand Prix des États-Unis. En désaccord avec cette sanction, Alpine a annoncé qu’elle faisait appel de la décision sur Twitter : "L’équipe a agi de manière équitable et a estimé que la voiture restait structurellement sûre suite à l’incident de Fernando avec Lance Stroll au 22e tour de la course, le rétroviseur de l’aile arrière droite s’étant détaché du châssis suite aux dommages causés par l’accident de Stroll. La FIA a le droit d’apposer un drapeau noir et orange sur une voiture pendant la course si elle la considère comme dangereuse et, à cette occasion, elle a évalué la voiture et décidé de ne pas agir sur le drapeau. De plus, après la course, le délégué technique de la FIA a considéré que la voiture était légale. L’équipe estime également que la protestation ayant été déposée 24 minutes après le délai imparti, elle n’aurait pas dû être acceptée et que la pénalité devrait donc être considérée comme nulle. En conséquence de ce point, l’équipe a contesté la recevabilité de la protestation originale de Haas."

N.O

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