“Je quitte ce plateau” : Olivier Dartigolles se rebelle contre Pascal Praud qui refuse d’évoquer les crimes de guerre en Algérie (VIDEO)

Publié le 27 février 2025 à 10:15
Gros clash dans L'heure des pros sur CNEWS cette semaine ! Alors que le chroniqueur Olivier Dartigolles revenait sur les crimes de guerre en Algérie, Pascal Praud a souhaité l'interrompre.

Pascal Praud et Cyril Hanouna le répètent inlassablement : la liberté d’expression serait l’atout qui les distingue des autres chaînes du PAF. Mais dernièrement, deux chroniqueurs de C8 et CNEWS ont choisi de se rebeller fermement à l’antenne, en direct, pour rappeler leur droit de parole alors que leurs discours ne plaisaient pas aux animateurs.

L’heure des pros : parler des crimes algériens ne plaît pas

Après Géraldine Maillet, qui a confronté Cyril Hanouna pour avoir le droit de donner son avis lors d’un débat dans Touche pas à mon poste le 18 février dernier, un autre échange encore plus tendu a eu lieu une semaine plus tard, ce mardi 25 février dans L’heure des pros sur CNEWS. Alors qu’Olivier Dartigolles devait réagir à les propos polémiques de Jean-Michel Aphatie, qui a comparé les crimes nazis à Ouradour-sur-Glane avec les crimes de guerre en Algérie, Pascal Praud a voulu le couper lorsqu’il revenait sur les massacres en Algérie, dont 10% de la population avait été assassinée à l’époque d’après les estimations, soit environ un million de victimes. Après avoir critiqué la comparaison faite par le chroniqueur de RTL, Olivier Dartigolles a voulu réagir aux propos de ce dernier sur "la colonisation française en 1830". Mais à peine ces mots prononcés, l’avocat Gilles-William Goldnadel a manifesté son mécontentement, n’appréciant visiblement pas que ce sujet soit évoqué.

Pascal Praud trouve Olivier Dartigolles "insupportable"

Malgré cette animosité, Olivier Dartigolles a terminé sa phrase pour revenir sur les "villages martyrs algériens" victimes des "enfumades" en étant confinés dans des grottes puis asphyxiés à mort par de la fumée. Alors qu’il souhaitait ajouter un dernier point, Pascal Praud a voulu "donner la parole" à quelqu’un d’autre. "C’est insupportable, en fait", a déploré l’animateur, ce qui a suscité l’incompréhension, et surtout, la grande colère de son intervenant. "Si c’est insupportable, je quitte ce plateau ! Je ne peux pas terminer une phrase ! J’allais simplement parler du 8 mai !", s’est-il exclamé, en haussant le ton. Pascal Praud a alors fortement haussé le ton à son tour : "Mais parlez d’abord d’Ouradour-sur-Glane ! Commencez par ça !". Après un échange aussi tendu que sonore, Olivier Dartigolles s’est exécuté et a raconté les horreurs nazies tout en appelant aux dons pour le village français. Puis, le chroniqueur a très brièvement terminé en mentionnant le massacre de Sétif. "Et j’ai terminé mon émission", a-t-il sèchement conclu, toujours contrarié d’avoir été interrompu, d’autant plus que Pascal Praud avait eu la même attitude envers lui lors d’un débat sur l’IVG en octobre 2023.

Grosses tensions sur le plateau de CNEWS

"Je ne peux pas terminer, Pascal ! Je ne peux jamais terminer ! Jamais ! Même sur des sujets aussi sensibles que celui-là !", s’est-il défendu alors que l’animateur tentait d’apaiser les tensions. "D’abord, vous allez vous calmer", a réagi Pascal Praud avant de dire à son chroniqueur qu’il n’aurait pas dû parler des crimes de guerre en Algérie. "Mais quel est le rapport ?! Ce n’est plus le sujet !! donc à partir du moment où vous parlez d’autre chose, c’est pour atténuer la parole de monsieur Aphatie !", s’est emporté Pascal Praud. Pourtant, Olivier Dartigolles évoquait précisément le sujet, à savoir la conquête de l’Algérie comparée aux crimes nazis par Jean-Michel Aphatie. "Si on s’arrête là, on ne traite qu’un aspect du sujet ! Ou alors vous ne voulez pas, vous voulez qu’on taise ce qu’il s’est passé à la colonisation française ?", s’est étonné l’intervenant, très agacé contre Pascal Praud. Ce dernier a alors, avec un ton méprisant, affirmé que les crimes en Algérie sont aujourd’hui racontés "de manière manichéenne avec les lunettes de 2025". Comment faut-il regarder l’exécution d’un dixième d’une population civile ? Pascal Praud n’a pas souhaité en dire davantage sur son raisonnement.

Par
Hugo Mallais