« Je ne le permets pas » : Nouveau clash tendu entre Matthieu Delormeau et Gilles Verdez après le refus d’Hugo Lloris de porter le brassard LGBT au Q…

Publié le 18 novembre 2022 à 13:50
Ce jeudi 17 novembre, les chroniqueurs de TPMP ont débattu du choix du capitaine de l'équipe de France Hugo Lloris de ne pas porter le brassard arc-en-ciel en soutien à la communauté LGBT au Qatar. Le ton est rapidement monté entre Matthieu Delormeau et Gilles Verdez...

Nouveau débat tendu entre Matthieu Delormeau et Gilles Verdez. Ce jeudi 17 novembre, les chroniqueurs de Touche pas à mon poste ! sont revenus sur la déclaration d’Hugo Lloris datant du 14 novembre dernier en conférence de presse. Le capitaine de l’équipe de France avait indiqué qu’il ne comptait pas porter le brassard arc-en-ciel en soutien à la communauté LGBT lors de la Coupe du monde au Qatar : "Avant d’entreprendre des choses, il faut l’accord de la FIFA, et l’accord de la Fédération. Après sur le sujet, bien sûr que j’ai mon opinion personnelle et ça rejoint une celle du président de la FFF (Noël Le Graët). Lorsqu’on est en France, lorsqu’on accueille des étrangers, on a souvent l’envie, qu’ils se prêtent à nos règles. Qu’ils respectent notre culture. J’en ferai de même lorsque j’irai au Qatar, tout simplement."

Cyril Hanouna a alors demandé à ses chroniqueurs s’ils comprenaient le choix d’Hugo Lloris. "Je comprends", a d’abord répondu Gilles Verdez, avant d’expliciter le fond de sa pensée : "Pour moi, ce n’est pas aux joueurs d’être des hommes politiques sur cette Coupe du monde. S’ils voulaient l’être, il fallait que toute la nation boycott. On y va, donc on respecte la loi du Qatar. Alors pas la loi du Qatar quand c’est persécuter les homosexuels, bien entendu, je suis contre ça. Mais on est au Qatar, on doit s’adapter. Les joueurs ne peuvent pas arborer comme ça des brassards. D’ailleurs, c’est interdit par la FIFA et la Fédération ne voulait pas non plus et Didier Deschamps non plus. Donc je comprends cette décision."

Des propos qui ont poussé Matthieu Delormeau dans une colère noire plus tard dans le débat : "Quand tous les joueurs sont contre le racisme, ça ne te pose pas de problème. Quand les joueurs sont contre l’homophobie, là, en revanche, ça te pose un problème, c’est gênant", a lancé l’ex-animateur de NRJ12 à Gilles Verdez, avant d’ajouter d’un ton ferme : "Je rappelle que l’homosexualité ce n’est pas une question de culture, c’est une question de libertés individuelles. Là-bas, on va en prison de 1 à 3 ans, c’est aussi grave que le racisme, Gilles. Il n’y a qu’un sujet qui te plaît toi." Matthieu Delormeau a ensuite cité un article afin de démonter les arguments de Gilles Verdez : "C’est de la politique fiction, mais si on avait fait cette Coupe du monde aux États-Unis à l’époque de l’esclavagisme, on aurait refusé de mettre le bandeau noir pour ne pas choquer les autorités américaines ? À Berlin en 1936, on n’aurait pas mis de brassard jaune pour ne pas choquer les autorités allemandes nazis ? Ça aurait été ça ton raisonnement ? C’est le même que tu as. Ça fait la deuxième fois sur ce sujet qu’il est très border. Maintenant, il avance à visage démasqué."

Choqué par les accusations de son camarade, Gilles Verdez rétorque : "Matthieu, ça, je ne permets pas. Je ne le permets pas. La cause de ma vie, c’est la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie." "Tu peux le dire aux gens ça, ça va les faire rire !", répond sarcastiquement Matthieu Delormeau, ce qui est loin de faire sourire le mari de Fatou : "Là, c’est du mépris Matthieu." Un clash houleux qui a poussé Cyril Hanouna à intervenir : "Matthieu, tu ne vas pas recommencer sur Gilles." En mai dernier, Matthieu Delormeau avait déjà lourdement invectivé Gilles Verdez à la suite d’un débat sur le refus de porter un maillot défendant la cause LGBT de la part du joueur du PSG Idrissa Gueye. Tandis que le journaliste avait pris la défense du Sénégalais, Matthieu Delormeau s’était emporté avant de quitter le plateau : "Tu es vraiment un énorme connard. Je ne te l’avais jamais dit mais là tu es vraiment un immense connard. Ça va trop loin. L’homophobie, ce n’est pas une opinion, c’est un délit. Ce que tu viens de dire là, c’est une honte, je te le dis dans les yeux et pardon, tu es vraiment un énorme connard."

N.O

Par