“Je n’ai jamais insulté cette personne”: Andréa Bescond revient sur son énorme clash avec Marlène Schiappa (VIDEO)

Publié le 24 avril 2023 à 21:01
Lundi 24 avril, Andréa Bescond était l’invitée d’Anne-Elisabeth Lemoine dans C à vous sur France 5. l’occasion pour la réalisatrice de revenir sur son énorme clash avec la ministre Marlène Schiappa, le 8 mars dernier.

Ce lundi 24 avril, Anne-Elisabeth Lemoine recevait sur le plateau de C à vous sur France 5 l’actrice et réalisatrice Andréa Bescond, qui avait marqué le public avec son long métrage, “Les chatouilles”, dont l’histoire s’inspire du drame de son enfance. En effet Andréa Bescond a été victime de violences sexuelles de la part d’un ami de sa famille. 

La réalisatrice est donc très engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Invitée de l’émission “C ce soir” le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, elle était confrontée à l’ancienne secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa. Le ton est très vite monté entre les deux femmes. 

"Il y a des femmes qui meurent, violées tous les jours. Toutes les sept minutes, il y a eu tentative de viol, un enfant violé toutes les heures, une femme qui meurt tous les deux jours" avait rappelé une Andréa Bescond agacée à la Ministre. Cette dernière, qui n’a pas supporté que la réalisatrice pointe du doigt l’inaction du gouvernement, a ensuite menacé de quitter le plateau. “Me dire à moi que je découvre les violences sexuelles, mais merde ! J’ai quelqu’un qui a été tué à coups de fusil dans ma famille", s’était défendue la femme politique avant de quitter le plateau. 

Au lendemain du clash, Andréa Bescond était sortie du silence en publiant un long texte sur les réseaux sociaux. Elle expliquait : “Quand on est ministre, on ne peut pas déclarer que l’Etat ne peut rien faire contre la violence de ces hommes, ce discours est intolérable. Évidemment tout a à voir avec l’Etat et le politique, à commencer par l’impunité qui règne en faveur des hommes violents et du manque de prévention dès le plus jeune âge de la vie. Comme je disais, je parle du factuel, vous le savez, je rédige un post noir chaque jour, je connais la situation et la complaisance d’Etat concernant les violences conjugales et les violences sexuelles. Nous payons des impôts, ce n’est pas notre problème que les prisons soient bondées, c’est un problème que le gouvernement doit gérer”, a-t-elle notamment souligné. 

Lors de son passage hier soir dans C à vous, elle a été interrogée sur la Une de Marlène Schiappa pour le magazine Playboy. "Je pense que c’est quelqu’un qui a vraiment besoin de notoriété”, a-t-elle analysé. Mais elle a tenu à rétablir une vérité sur le clash du 8 mars. “J’ai vu que pendant le partage de cette vidéo, on avait souvent titré : ‘Va pleurer’". 

Andréa Bescond assure n’avoir jamais prononcé ces termes, mais simplement "elle va pleurer". Elle souligne : "J’étais vraiment très choquée qu’elle réagisse de cette manière. J’ai toujours vouvoyé cette personne, je l’appelais madame la ministre quand elle m’appelait Andréa et quand elle s’est levée et qu’elle a pété les plombs, j’ai fait : ‘Elle va pleurer…’"

"Je n’ai jamais insulté cette personne", conclut-elle. 

Mélissa Tellaa

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