"Cette nuit, à minuit, mon petit ange, mon voleur de brosses à dents, mon petit lion au regard si doux, s’est envolé vers les étoiles, après 13 jours de lutte. Je n’ai plus les mots… seulement une immense douleur, et l’amour infini que j’ai pour lui. Mon Samychou, je t’aime… pour toujours. Ta maman a le coeur brisé". C’est par ces quelques mots, publiés en février dernier sur les réseaux sociaux, qu’ Eglantine Emeyé a annoncé la disparition brutale de son fils Samy âgé de 17 ans.
Mais contrairement à ce que certains pouvaient penser, son décès n’est ni lié à son autisme, ni à ses multiples handicaps. Présente mercredi dans BFM Story pour parler de l’autisme, l’animatrice a tenu à "rassurer les parents" en soulignant que "ce n’est pas parce qu’on est autiste qu’on décède à 17 ans". "L’histoire de mon fils est tragique, ce n’était pas prévu. (…) Il a fait un trouble très particulier, un accident vasculaire dans la moëlle épinière qui n’est pas lié à l’autisme. (…) Comme tous les autistes non verbaux qui ont beaucoup de mal à s’exprimer, il y a des difficultés de compréhension donc parfois, au niveau des soins médicaux, on peut arriver tardivement", a-t-elle affirmé.
Des sentiments "ambivalents"
Précisant ce sentir toujours "mère d’un enfant handicapé" malgré la mort de Samy, Eglantine Emeyé s’est souvenue avec émotion des "moments magiques avec son fils". Elle n’a pas caché d’ailleurs qu’elle avait "l’espoir qu’avec tout ce qui a été mis en place autour de lui, des jours meilleurs allaient venir". "C’est l’espoir qu’ont toutes les familles… Moi j’ai envie de leur dire accrochez-vous, on ne vous laissera jamais tomber. On est de nombreuses associations à œuvrer et on continue le combat".
Interrogée sur un possible soulagement ressenti après son décès, elle a précisé qu’elle avait "demandé à son fils aîné d’accepter cette idée-là d’avoir des sentiments ambivalents et une part en lui qui est soulagée" car il était "très angoissé à l’idée d’être responsable un jour de son frère". "Moi en tant que maman, c’est plus difficile parce que c’est mon bébé et je le connaissais suffisamment bien pour savoir les moments de bonheur qu’il pouvait avoir. Je me suis quand même autorisée à poser la question au médecin : mais en grandissant, est-ce qu’il allait continuer à se dégrader ? On me l’a confirmé que dans cet état de handicap, physiquement le corps s’use, se fatigue. Une part de moi s’accroche à cette idée qu’effectivement, il ne souffrira plus jamais", a-t-elle conclu avec émotion.
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Clara Kolodny