Ce mercredi 10 janvier, les téléspectateurs de France 2 ont pu découvrir un nouveau numéro de l’émission Dans les yeux d’Olivier. De nouveau présenté par Olivier Delacroix, le magazine était consacré à un fléau encore bien trop présents en France : les violences conjugales. Le journaliste et ses équipes ont voulu donner la parole aux enfants, dont l’un des parents a été violenté par son conjoint.
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Durant l’émission, la mannequin Cindy Bruna a accepté de témoigner et a livré un récit rempli d’émotion. Alors qu’elle n’était qu’une enfant, elle a vu sa mère tomber sous le charme d’un homme qui s’avérera être extrêmement violent. "Je l’entends crier dans la chambre, la porte est fermée. On a des réflexes que l’on ne devrait pas avoir enfant et c’est un moment qui va vraiment tout changer pour moi car je vais vraiment perdre cette innocence d’enfant et pour la première fois je vais avoir peur pour la vie de ma mère", commence-t-elle. Face à ces violences répétées, Cindy Bruna tentera de se révolter et de prendre la défense de sa mère. Un comportement qui va déplaire à l’homme en question : "Ces moments d’affronts vont mener à une gifle et ma mère ne l’a jamais su", explique-t-elle.
Envahie en permanence d’une peur pour sa mère, Cindy Bruna va adapter son quotidien. "J’ai l’impression d’être son seul bouclier. Je ne veux pas forcément sortir, je ne veux pas la laisser. J’invite mes amis à la maison, car j’ai l’impression quand ils sont là, il se tient mieux pour paraître parfait", se souvient-elle. En larmes, la mannequin se remémore ensuite le jour où la mort aurait pu mettre fin à cette situation de souffrances. Alors qu’elle s’était autorisée à "sortir en soirée", elle va vivre l’un des moments les plus traumatisants de sa vie à son retour. Elle voit une ambulance dans la rue, et pense immédiatement à sa mère. "Je sais qu’elle est dedans… Je le sais. Je suis en colère contre moi d’être partie. Du coup, j’ai tout cassé à la maison. Après ça, c’était fini. Il n’est pas revenu et on ne l’a plus vu jusqu’au tribunal", raconte-t-elle.