“J’ai la preuve que j’existe” : Vincent Dedienne explique pourquoi il a besoin de l’attention du public (VIDEO)

Publié le 19 juin 2023 à 19:42
Capture TMC
Ce lundi 19 juin 2023, Vincent Dedienne était l’invité de Yann Barthès dans “Quotidien” sur TMC. L’humoriste a répondu avec sincérité au sujet de son besoin de reconnaissance.

Vincent Dedienne est un humoriste plein de talent. Ce soir, lundi 19 juin 2023, il était l’invité de “Quotidien”, présenté par Yann Barthès sur TMC. Émission dans laquelle il a fait ses armes en 2016, avec sa revue de presse du lundi. 

De retour sur scène avec “Un chapeau de paille d’Italie”, une pièce écrite en 1851 par Eugène Labiche et mise en scène, Vincent Dedienne sera sur les planches du théâtre de la Porte Saint-Martin à partir du 27 septembre prochain.

L’humoriste de 37 ans a accepté de répondre à une question quasi existentielle : “pourquoi a-t-il besoin de l’attention du public ?”

Et c’est en toute honnêteté et sincérité que le jeune homme a expliqué que “nous sommes beaucoup sur cette planète, beaucoup trop. c’est n’importe quoi. Donc il faut trouver un moyen d’être persuadé qu’on existe”. 

Il poursuit : “Sinon on est un peu dans une foule anonyme et angoissante, qui en tout cas moi m’angoisse. Du coup avoir l’attention du public j’ai la preuve que j’existe, sinon j’ai toujours un petit doute”. 

“T’as toujours un doute ?” lui demande Yann Barthès. 

“Ben oui , tu vois bien par exemple les réseaux sociaux, c’est faire sa publicité en permanence, et dire aux gens qu’on est valable, plus que les autres, souvent”, répond-il. “Donc moi pour pas être trop fou sur les réseaux sociaux, c’est le public”, conclut-il. 

Vincent Dedienne a également avoué être plutôt exhibitionniste, à son grand désarroi. Il interpelle alors le Ministre de la transition numérique, Jean-Noël Barrot : “vous pouvez pas faire quelque chose au gouvernement. Il faudrait un retour de la pudeur. Il faudrait remettre le pudeur un peu à la mode. Je sais pas comment, hein, c’est vous qui bossez au gouvernement”. 

Enfant adopté, Vincent Dedienne a découvert par hasard à l’âge de 5 ans que ses parents n’étaient pas ses parents biologiques. Pas du tout traumatisé par cette révélation, il dit lui-même n’avoir jamais eu envie d’en savoir plus sur son passé : “On ressemble beaucoup plus, il me semble, à ceux par qui on a été élevé qu’à ceux par qui on a été conçu”, a-t-il déclaré. 

Mélissa Tellaa

Par