« Il y a quelque chose qui ne passe plus » : Olivier Véran secoué par le résultat des Législatives (VIDEO)

Publié le 20 juin 2022 à 19:51
Invité de "C à vous", l'ex ministre de la Santé Olivier Véran est revenu sur les résultats aux législatives qui ne font pas les affaires du gouvernement.

Une soirée électorale au goût de déroute pour la macronie dimanche 19 juin. Outre l’abstention record prévisible entre 53,5 et 54%, en hausse d’un point par rapport à dimanche dernier, le second tour des élections législatives a constitué un redoutable échec pour le président fraîchement réélu. Si la formation Ensemble! est arrivée en tête de ce second tour, elle n’a pas obtenu la majorité absolue de 289 sièges. Le camp présidentiel a perdu ainsi la majorité absolue à l’Assemblée nationale, mis à mal par la forte percée de la gauche unie derrière la Nupes et le score historique du Rassemblement national. 

Invité ce lundi 20 juin de "C à vous", Olivier Véran est revenu sur ce résultat compliqué pour le camp présidentiel. "Personne ne peut se satisfaire de l’idée que la France puisse être demain difficile à gouverner. On peut être déçus ne pas avoir remporté la majorité quand on est dans l’opposition, on peut être déçus quand on est dans la majorité qu’elle ne soit que relative et pas absolue mais moi ce qui m’importe, c’est l’action au service de l’intérêt général. C’est-à-dire comment on va travailler ensemble", a lâché le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Vie démocratique.

"Comment est-ce qu’on va éviter la paralysie avec ce type de dialogue de sourds? Ça va suffire l’imagination?" l’a titillé Anne-Elisabeth Lemoine. L’ancien ministre de la Santé a reconnu le creusé qui continue de se creuser entre les responsables politiques et le peuple. "Ce n’est pas que l’imagination. D’abord je considère que la démocratie est un peu malade. Je le considérais avant cette élection, je vous rassure… Quand il y a une abstention qui est élevée, lorsque le poids des extrêmes se fait trop lourd, ça veut dire qu’il y a quelque chose qui ne passe plus entre les citoyens et les responsables politiques. Ça fait des années qu’on dit ça…", a-t-il admis.

Le ministre de 42 ans a toutefois conclu en apportant quelques perspectives : "Dans mon intitulé de ministère, il y a ‘la vie démocratique’. Je vais m’atteler à ce qu’on puisse véritablement davantage impliquer les citoyens dans les constructions des politiques publiques, davantage revenir vers eux lorsqu’on les as consultés pour montrer que ce n’était pas du flan et que ça fonctionne"

L.T

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