C’est l’une des images marquantes de ce Tour de France 2023. Ce mercredi 19 juillet, lors de l’étape reine de la Grande Boucle reliant Saint-Gervais Mont Blanc à Courchevel, un bouchon de plusieurs véhicules à eu lieu lors de la montée du Col de la Loze. La raison ? Une moto est tombée en panne et ne parvenait plus à repartir, créant ainsi un énorme bouchon. Certains coureurs, dont le Maillot Jaune Jonas Vingegaard et le Français Thibaut Pinot ont été freinés dans leur ascension. La moto à l’origine de cet incident n’était autre que celle où se trouvait Thomas Voeckler. En raison du règlement très strict de la course, les organisateurs du Tour de France ont pris la décision d’exclure le consultant star de France Télévisions et son pilote de la 18e étape qui a lieu ce jeudi 20 juillet entre Moûtiers et Bourg-en-Bresse. Les deux hommes écopent également d’une amende de 500 francs suisses, soit environ 520 euros, pour "infraction aux dispositions réglementaires ou aux directives concernant la circulation des véhicules dans la course (non-respect du cahier des charges presse avant le sommet du col de la Loze)."
Avant le départ l’étape ce jeudi 20 juillet, les commentateurs de France Télévisions sont revenus sur cette polémique impliquant Thomas Voeckler : "Thomas n’était pas à une place illicite par rapport à la régulation des véhicules", déclare dans un premier temps Alexandre Pasteur, avant d’expliquer les causes de l’incident : "Le problème, c’est que devant lui il y a eu un entonnoir, un engorgement. La moto s’est arrêtée, elle n’a pas pu repartir. On était dans un virage à 24%, au plus fort de la pente. L’embrayage est fatigué parce que c’est une route de montagne. La moto n’a pas pu repartir. Résultat, derrière, il y a une voiture de direction de course qui s’est arrêtée et ça a bloqué pas mal de coureurs dont le Maillot Jaune Jonas Vingegaard. C’est un incident malheureux. Thomas accepte la sanction, aucun problème. Donc aujourd’hui il n’est pas autorisé à être sur la moto." La voix du vélo a ensuite révélé un échange avec son comparse : "Thomas m’a laissé un petit message ce matin. Il a dit : « Voilà, c’est comme ça. On n’a rien à se reprocher mais on est fautifs. »"
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Par la suite, Laurent Jalabert, qui connaît bien ce rôle de consultant à moto en l’ayant occupé par le passé, a relativisé sur la responsabilité des motos dans ce cas précis : "Il était bien passé jusqu’au moment où il ne peut plus avancer. Pour le coup, il devient gênant. Il est sanctionné pour avoir gêné l’évolution de la course. C’est complètement involontaire bien sûr. (…) Dans ces pentes raides, c’est très compliqué pour les motards. Les motos, elles pèsent, elles font 400 kilos avec les bonhommes, le matériel… Dans les pentes comme ça, les coureurs évoluent à 14 ou 15 km/h. Et sur une moto, t’es au bord du décrochage, t’es presque en train de te casser la pipe ! Tu fais jouer l’embrayage et il suffit qu’il y en ait un qui gêne devant, un coup de frein et tu ne repars plus."
De son côté, Laurent Luyat s’est interrogé quant à la responsabilité des spectateurs présents sur la route, qui peuvent parfois ralentir les véhicules dans leur progression. Ainsi, Alexandre Pasteur a estimé que le public avait lui aussi un rôle à jouer dans la bonne tenue de la course : "Il y a un phénomène cette année sur le Tour, c’est qu’on a un public plus nombreux, plus jeune, plus festif, qui déborde d’enthousiasme. On est parfois à la limite. Là, on est sur des routes très étroites. La fin du Col de la Loze, c’est une piste cyclable, ce n’est pas une route. Forcément, c’est dur de canaliser le public et de faire passer tous les véhicules, en course et hors course." À noter que Laurent Luyat a annoncé que Thomas Voeckler s’expliquera sur cet incident dans l’émission Vélo Club diffusée sur France 2 après la 18e étape du Tour de France.