La polémique enfle pour le rappeur Maître Gims, depuis le passage à la nouvelle année 2022. Au début du mois de janvier l’ancien membre du groupe Sexion d’Assaut a demandé à ses fans, et en particulier aux musulmans de ne plus lui souhaiter "bonne année", les invitant à se concentrer sur leurs croyances communes.
Une sortie qui touché le monde politique, en raison des liens qu’entretient l’interprète de Sapés comme jamais avec la candidate des Républicains à la présidentielle, Valérie Pécresse. Depuis que cette dernière a condamné ses propos, Gims ne la soutient plus. Il a également annoncé dans les colonnes du JDD qu’il regrettait "totalement" ce qu’il a dit. Et d’ajouter : "C’était un ovni, je ne communique pas comme ça habituellement. Je ne voulais pas blesser des gens. La foi, ça relève de l’intime".
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Un mea culpa qui n’a pas convaincu Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur. Ce 25 janvier, au micro de France Inter, le membre du gouvernement a estimé : "Ne pas souhaiter bonne année parce que ce n’est pas ce qu’auraient fait les amis, les frères de tel ou tel personnage, aussi sacré soit-il, ce n’est pas une bonne preuve d’assimilation à la société française".
Et de révélé : "J’assume le fait que des instructions soient données pour refuser la nationalité française, qu’on soit connu ou pas connu, à quelqu’un qui est tenant d’un islam rigoriste".
Pour rappel, Gims s’est déjà vu refuser la nationalité française une première fois en 2017 pour des délits routiers. Il a relancé sa demande l’année suivante. Il y a quelques jours, il a assuré au JDD : "Je referai une demande de nationalité. Je suis quelqu’un de très patient, pas du genre à baisser les bras". Il va falloir l’être.
F.A