Franck Gastambide sur son échec scolaire : « L’école était un lieu d’humiliation pour moi » (VIDEO)

Publié le 13 février 2022 à 12:53
Capture d'écran TF1/Instagram Audrey Crespo-Mara
Le comédien et réalisateur Franck Gastambide reviendra sur son parcours ce soir dans le portrait de la semaine de Sept à Huit sur TF1. Un entretien dont Audrey Crespo-Mara vient de dévoiler un premier extrait.

Si aujourd’hui tout réussit à Franck Gastambide qui a cartonné au cinéma avec Pattaya ou encore Taxi 5 et sur le petit écran avec sa série Validé (Canal +) sur le milieu du rap, l’acteur et réalisateur n’a pas connu un tel succès dans son enfance. Interrogé ce dimanche soir dans le « portrait de la semaine » de Sept à Huit (TF1), il n’a pas caché qu’il avait dû affronter d’importantes difficultés scolaires dans son enfance. « La première partie de ma vie, la phrase que j’ai le plus entendue c’est : ‘Qu’est-ce qu’on va faire de lui ?’ », explique-t-il à Audrey Crespo-Mara en précisant qu’elle venait aussi bien de sa famille que de ses instituteurs.

Soulignant avoir toujours été le dernier, « même dans les classes de rattrapage », il poursuit en révélant qu’il évitait de répondre à certaines questions telles que : «Tu es combien en classe ? Deuxième ou troisième », « Tu as combien de moyenne ? » et « Tu veux faire quoi plus tard ? ». « Chacune de ces questions étaient des humiliations potentielles. Je ne laissais personne m’humilier mais l’école était un endroit d’humiliation pour moi parce que je savais que tout était trop compliqué et je ne savais pas pourquoi tout était si compliqué », explique-t-il en confiant s’être longuement interrogé sur les raisons pour lesquelles il n’arrivait pas « à comprendre ce qui semblait simple pour les autres ».

En difficulté à l’école, Franck Gastambide aurait pu mal tourner. Il revient ainsi sur la période où il a été confronté aux « mauvais signaux de la rue et de la délinquance », où on lui « a fait des appels de phare » en lui montrant tout l’argent qu’il pouvait gagner par divers biais. De l’argent « qu’il n’aurait jamais gagné avec son niveau scolaire ». « Je me souviens très bien de ce moment-là. Le moment où on peut abandonner, où on peut faire les mauvais choix parce que forcément, la déception des parents crée une colère, et la réponse à cette colère parfois, pour l’ado en colère que j’étais, est de dire, allez tous vous faire foutre et je vais me débrouiller ».

S’il a évité les écueils de la délinquance, c’est grâce à son amour pour les animaux né suite à son « échec scolaire et ses conflits avec sa famille qui ont créé un manque de confiance en lui et un manque affectif ». « Pour la première fois de ma vie, je me rends compte que je peux faire ces choses-là », se réjouit celui qui a été dresseur de chiens. « Avec les animaux, il n’y a pas de jugement, pas besoin d’avoir le bac ».

Quand Audrey Crespo-Mara évoque son diagnostic de HPI (Haut Potentiel Intellectuel), Franck Gastambide ne cache pas qu’il n’aime pas aborder ce sujet à cause des réactions des autres. « Ceux qui ne le sont pas vont tout de suite dire : ‘Dis donc, HPI pour faire les films que tu fais, il n’y a pas besoin’ ».

Sept à Huit est à voir ce dimanche soir à partir de 17h15 sur TF1

Clara Kolodny

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