Fabrice Luchini concède que la retraite "est un vrai problème"… Au-delà de son coût, le comédien de 72 ans déplore la fin de ce "moi social". "Pour des gens qui ont eu une vie épouvantable, une vie dure, la retraite, c’est : les petits-enfants, le vélo, un peu de courses, Yoga, mais pour un mec qui a eu beaucoup de coups de fil (…), et là plus de coup fil, tu n’es plus rien. Tu es en face de toi". Une drôle de réflexion qu’il livre à Yann Barthès sur le plateau de Quotidien (TMC), ce vendredi 18 octobre.
Après avoir provoqué les rires de l’animateur, de ses chroniqueurs et du public, Fabrice Luchini se voit être interrogé sur sa propre retraite à lui : "Vous l’auriez ce courage d’arrêter ?" Sans détour, son invité reconnaît alors : "Non, parce que j’ai essayé… Il vaut mieux que j’agisse. J’aime le métier". "J’y pensais en venant, j’étais en moto, taxi-moto, et j’avais des kilos d’eau sur le visage comme une espèce de truc très bizarre (…). Et je me disais : ‘Fondamentalement, c’est un miracle de venir ici et que des gens (…) des gens vont travers un Paris incroyablement difficile…", lance-t-il.
Fabrice Luchini s’en prend à Anne Hidalgo
Alors que Yann Barthès prédit une remarque envoyée à Anne Hidalgo, Fabrice Luchini rétorque : "Non, j’ai un grand respect pour le courage politique, mais c’est comme le Marxisme : sur le papier, c’est intéressant plus de pollution, plus de classes sociales, plus de méchants bourgeois, puis comment ça se fait que cette ville est remplie de chaos, de haine".
Fabrice Luchini fait du Fabrice Luchini en se lançant dans une longue tirade sur la vie parisienne déplorant "une hiérarchie de la haine" entre "la trottinette qui méprise la bicyclette, la bicyclette crache dans le visage du piéton, le piéton c’est la victime absolue, et le pauvre prolétaire, le mec vraiment qui bosse, qui n’est pas un bobo du 17ième, lui on ne l’entend plus, il est en dépression". L’acteur ne manque pas de souligner "le grand courage politique" de la maire de Paris : "Elle ne vient jamais à mes spectacles, c’est la seule. Emmanuel Macron, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Copé, Madame Bachelot, ils viennent tous et ils paient". De la retraite au chaos de la capitale, Fabrice Luchini a fait le show sur le plateau de TMC. La preuve qu’il n’est donc pas près de mettre un terme à sa carrière.