Une arnaque sentimentale, c’est ce dont ont été victime les femmes qui ont été prises pour cible par L’arnaqueur de Tinder, mais les françaises n’ont pas été épargnées. C’est ce qu’a raconté une jeune femme prénommée Carla dans Touche pas à mon poste ce mardi 21 février 2023 sur C8. Il y a un an, un homme très manipulateur l’a contactée via Instagram et convaincue plus tard de le rencontrer lors d’un dîner au restaurant. "Il était très beau, on a passé un bon moment. Il s’est présenté comme un entrepreneur qui travaillait dans l’or et les diamants", a-t-elle expliqué face à Cyril Hanouna.
Rapidement, il exprime le désir de se mettre en couple avec elle. "Moi aussi je recherchais du sérieux à ce moment-là. (…) C’était de l’amour, mais il y avait beaucoup d’emprise. Et j’étais en dépendance affective à ce moment-là, donc ça a beaucoup joué", a précisé Carla, dont la relation avec l’arnaqueur n’a duré que trois semaines. Très rapidement, de nombreux "signaux d’alerte" se sont présentés à elle. "Il avait beaucoup d’argent en liquide, des faux papiers, des chèques en blanc qui n’étaient pas à son nom". Après une dispute, l’escroc a tenté de la convaincre de lui acheter un smartphone très coûteux. "Encore une fois c’était de ma faute donc il fallait que je me fasse pardonner. Pour que je lui prouve mon engagement, il fallait que je lui achète un iPhone", a raconté la jeune femme, qui a refusé. "Il m’a expliqué que je n’avais qu’à faire un emprunt pour l’acheter sur un an. Je ne l’ai pas fait non plus", a ajouté Carla.
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Peu après, elle s’est rendue compte que sa carte bancaire avait disparu, et a alors découvert des "prélèvements" sur son compte bancaire provenant de "commerces" proches du domicile de son compagnon, et même un prélèvement "venant d’une société à son nom". Le préjudice s’est élevé à moins de 300 euros, car l’homme ne pouvait effectuer que des paiements sans contact. Mais ce dernier a volé jusqu’à 30 000 euros à certaines de ses victimes. Pour alerter le grand public, Carla a décidé de raconter sa mésaventure sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok où son témoignage a fait "beaucoup de vues". "Dans les commentaires, il y a des centaines de victimes qui ont été escroquées par cette même personne".
Environ 50 femmes, dont Carla, ont porté plainte contre le même homme. Usurpation d’identité, faux chèques, vols, crédits à la consommation… Rien n’arrêtait l’escroc qui a pourtant été emprisonné pour un autre délit, celui du revenge porn, en publiant sur Internet de vidéos intimes de l’une de ses ex.
Hugo Mallais