En rendant son verdict final ce mercredi 19 février, le Conseil d’État a scellé le sort de C8, qui cessera d’émettre le 28 février. Dans la tourmente, Cyril Hanouna a pris la parole sur le plateau de TPMP pour livrer sa version des faits, pointant du doigt certains responsables tout en défendant fermement Emmanuel Macron, qu’il estime étranger à cette décision controversée.
Les coulisses d’une décision contestée
Dans une intervention remarquée sur le plateau de TPMP, l’animateur a tenu à dédouaner Emmanuel Macron de toute responsabilité dans cette affaire. "Emmanuel Macron n’était pas au courant, il ne s’est pas occupé du dossier", a-t-il affirmé catégoriquement, avant de pointer du doigt d’autres acteurs institutionnels. L’animateur a particulièrement insisté sur ce point : “Il ne pouvait pas revenir là-dessus sans remettre en cause la séparation des pouvoirs. Je peux vous dire que ça, il ne s’immisce jamais. Donc Alexis Kohler a fait ça dans son coin, Emmanuel Macron a appris ça après, donc je vous le redis, je sais qu’il y a beaucoup de gens qui fustigent Emmanuel Macron. Même moi encore cet après-midi, à la radio, je parlais encore d’Emmanuel Macron comme responsable. Et je vous le dis, l’info est claire, Emmanuel Macron n’est pas responsable.” !
Un dossier "cousu de fil blanc" selon l’animateur
Selon les révélations de Cyril Hanouna, le secrétaire général de la présidence, Alexis Kohler, serait le véritable instigateur de cette décision. "On n’a jamais été dans ses petits papiers, puisqu’il disait toujours aux invités de ne pas venir", a expliqué l’animateur, relatant même une rencontre tendue : "je l’ai croisé […] et j’ai vu qu’il me fuyait. Moi, vous savez, je suis un animal, je sens les choses."
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Poursuivant ses révélations, Cyril Hanouna a précisé : "Alexis Kohler, apparemment, il nous a dans le pif, et donc il a monté ce dossier, je vous le dis, avec Roch-Olivier Maistre (le président de l’ARCOM ndlr) et tout était, bien entendu, cousu de fil blanc, jusqu’à aujourd’hui, cette décision du Conseil d’État."
Quel avenir pour Cyril Hanouna ?
Face à cette situation, le groupe Canal+ a rapidement réagi en dénonçant dans un communiqué "l’éviction pure et simple" de C8, une décision jugée "incompréhensible" qui menacerait l’emploi de "400 collaborateurs et prestataires". Quant à Cyril Hanouna, il garde le moral et lance même un avertissement à ses détracteurs : "on risque en plus de me voir encore plus qu’avant", assurant avoir "encore plus de propositions qu’avant”, notamment sur M6.
L’animateur reste particulièrement critique envers l’institution, évoquant un Conseil d’État "fortement à gauche" et une décision qu’il qualifie de "politique", tout en soulignant "l’engouement pour C8" qui revendique quotidiennement plus de neuf millions de téléspectateurs.