La chanteuse Juliette Armanet était l’invitée d’Audrey Crespo-Mara dans l’émission Sept à Huit, diffusée ce dimanche 2 juillet sur TF1.
Après des études de lettres et du théâtre, Juliette Armanet a été journaliste pendant six ans et fait des documentaires pour Arte et France Culture. Elle a également travaillé pendant deux ans pour l’émission de TF1 50 minutes inside.
Forte de ces expériences, la chanteuse a filmé sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, le dernier été avant sa disparition pour ne pas qu’elle tombe dans l’oubli.
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“Elle ne me reconnaissait pas du tout. Elle m’interroge comme si on se rencontrait pour la première fois”, témoigne la chanteuse née à Lille alors que les larmes commencent à monter en évoquant le souvenir de sa grand-mère bien-aimée. Il faut dire que c’est un peu grâce à elle qu’elle a appris la musique. En effet dans la famille, l’apprentissage du piano se transmet de mère en fille. Et si elle a oublié son propre prénom, Paulette se souvient de tout ce qui est en lien avec la musique, comme le confie Juliette Armanet : “Ce qui me sidère c’est qu’elle ne sait plus qu’elle s’appelle Paulette, mais par contre, si je fais un Fa dièse au lieu d’un Fa normal, elle m’engueule”.
"Elle ne me reconnaissait plus du tout."
Avant qu’elle ne disparaisse, pour ne pas la laisser tomber dans l’oubli, @juliettearmanet a filmé sa grand-mère, rongée par #Alzheimer, qui avait tout oublié de sa vie. Sauf sa musique, son piano.
Ce soir à 19h30 @TF1@audrey_crespo pic.twitter.com/bSKaP0LTgE
— Sept à Huit (@7a8) July 2, 2023
Elle poursuit : “Cet endroit de musique est resté son endroit de conscience absolu, son endroit de liberté. Et puis on sent que c’est resté très cadré dans sa tête. Il reste ça dans le disque dur. Cette disquette-là, c’est la dernière qui reste”.
“Bizarrement, cette maladie qui casse tout ce qu’on connaît de l’autre, moi j’ai eu le sentiment que ça m’a aidé à passer un cap et aussi à composer une bienveillance”, confie la maman du petit Abel, né en 2018.
L’interprète du “Dernier jour du disco” explique que face à cette maladie, "on peut ressentir une énorme colère ou une injustice en fait. Moi, j’essayais d’accueillir qui elle était sans chercher à lui dire : ‘Mais enfin ! Bien sûr que si, je suis ta petite fille. Regarde, tu t’appelles comme ça, c’est ça ta vie…’".
Mélissa Tellaa