Dominique de Villepin analyse la guerre en Ukraine : “Vladimir Poutine doit réviser ses ambitions “ (VIDEO)

Publié le 22 mars 2022 à 21:40
TMC
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, était l’invité de Yann Barthès ce soir dans Quotidien pour évoquer la guerre en Ukraine.

Dominique De Villepin, ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, a répondu aux questions de Yann Barthès ce soir dans Quotidien sur TMC au sujet de la guerre en Ukraine. 

Le 8 février dernier, alors que les tensions entre l’Ukraine et la Russie se faisaient plus sérieuses chaque jour, il était déjà l’invité de Quotidien et croyait encore à une issue diplomatique.

Depuis, les attaques de l’armée russe ont tué des centaines de civils. Des millions d’ukrainiens ont fui le pays pour tenter d’échapper à la violence de cette guerre menée par Vladimir Poutine. Malgré la résistance ukrainienne et la pluie de sanctions contre son pays, ce dernier semble déterminé à poursuivre son offensive militaire

Pour comprendre la situation sur place et décrypter les enjeux politiques et les événements en Ukraine, Dominique de Villepin explique : “L’armée russe piétine. Même la ville de Kherson qui est la seule ville sans doute que possèdent aujourd’hui les russes et bien résiste ! Il y a une très forte résistance et pourtant nous sommes dans une zone sous influence ou en tout cas de langue russe”. 

Il ajoute, à propos des difficultés de la stratégie de Poutine : “Souvenez-vous ce que pouvait espérer ou imaginer Poutine. Il pouvait au moins dans ces régions, où l’influence russe est importante, être accueilli en libérateur. Et je pense que de ce point de vue là, il y a une immense déception de la Russie”. 

Yann Barthès lui demande alors si Poutine a l’attitude de quelqu’un qui a envie de discuter ? Dominique de Villepin répond : “Il y a un équilibre à trouver avec la Russie. Vladimir Poutine doit réviser ses ambitions et pouvoir mettre en scène un succès. On doit faire en sorte qu’il soit le plus limité possible et lui offrir une porte de sortie. Et par la négociation pouvoir traiter la question politique, la question territoriale d’une façon qui ne permette pas la perpétuation des massacres”.

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