Au mois de juillet dernier, l’Arcom a annoncé la fermeture de C8 en raison de sa situation financière insuffisante et de ses dérapages répétés à l’origine d’un nombre de sanctions record dans l’histoire de la télévision, amenant à un montant d’amende record également, à savoir 7,6 millions d’euros en huit ans. Les principales amendes concernent un canular téléphonique jugé homophobe, une grave fake news diffusée en septembre 2023 et des insultes proférées à un député sur le plateau de Touche pas à mon poste. Des faits inédits, pas vus sur d’autres chaînes.
Cyril Hanouna accuse l’Arcom de le harceler
Pourtant, Cyril Hanouna estime que TPMP est victime d’une injustice, que ces amendes ne sont pas méritées et que C8 ne commet pas d’infractions au règlement de la TNT qui ne seraient pas également commises sur des chaînes concurrentes. C’est ce que l’animateur et producteur de l’émission a déclaré en direct sur C8 à la fin de son numéro de rentrée ce lundi 2 septembre 2024. Il en a également profité pour annoncer qu’il allait tout faire pour empêcher la décision de l’Arcom et permettre à la chaîne de survivre au-delà du mois de février 2025 : "Il y a deux poids, deux mesures sur toutes les décisions. Et je considère, et je le pense vraiment, que depuis plusieurs années je fais l’objet d’harcèlement répété et réitéré concernant mon travail à la télévision et maintenant à la radio. J’ai décidé de certainement saisir la justice afin d’établir les responsabilités pénale de tous les auteurs de harcèlement et de mettre un terme à cette vague de rage et de harcèlement à mon encontre venant de toutes parts, entraînant préjudice conséquent".
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"J’ai donc saisi un cabinet d’avocats qui va déposer cette semaine une plainte entre les mains du procureur de la République du tribunal judiciaire de Paris, puisque je me considère – et sachez qu’on a déjà un dossier de 35 pages – harcelé par l’organisme de l’Arcom. (…) Je veux qu’ils soient devant des personnes et qu’ils s’expliquent. (…) Ça n’est jamais arrivé, donc c’est qu’il y a un problème envers ma personne et même lors d’une audition, (…) il y a une des membres de l’Arcom qui a dit ‘oui, le problème c’est Cyril Hanouna’. Sachez que c’est extrêmement grave. Ils ne peuvent pas empêcher quelqu’un de travailler et aujourd’hui l’Arcom essaie de m’empêcher de travailler. (…) Dans une convention, c’est pas possible. C’est la loi", a-t-il poursuivi. "Je serai là, je me battrai jusqu’au bout pour être là, pour les techniciens, toutes les personnes qui travaillent avec moi et je ferai tout pour qu’ils aient encore du travail en mars. Où que j’aille, quoi que je fasse, je les prendrai avec moi. (…) Ils ont voulu m’atteindre moi. (…) Cette décision est complètement absurde. C’est une décision extrêmement grave", a conclu Cyril Hanouna solennellement.