Clémentine Célarié sur son cancer : « Je ne me suis jamais considérée comme malade » (VIDEO)

Publié le 8 novembre 2021 à 13:39
Capture d'écran France 2
Présente dimanche soir sur le plateau de 20h30 le dimanche (France 2), Clémentine Célarié s’est confiée sur le difficile combat contre la maladie qu’elle vient de mener.

C’est loin des médias et en toute discrétion que Clémentine Célarié a affronté la maladie entourée de ses proches. Et ce n’est qu’une fois guérie que la comédienne a choisi d’évoquer en public le cancer du côlon contre lequel elle a lutté pendant de longs mois et qu’elle raconte pour la première fois dans son livre Les Mots défendus.

Après avoir révélé sa maladie jeudi dernier dans un entretien accordé à RTL, l’actrice s’est confiée dimanche soir à Laurent Delahousse sur France 2. « Je ne sais pas si je suis une survivante (…) », a-t-elle lancé avant de confirmer au journaliste qu’elle était déjà malade lorsqu’elle est venue l’année précédente sur ce même plateau. « Comme souvent avec vous, vous nous donniez le change, vous étiez là, tout allait bien. Il y avait encore cette force et cette énergie. Et vous étiez malade », a souligné admiratif Laurent Delahousse. « Moi je ne me suis jamais considérée comme malade, on m’a dit que j’avais un cancer du côlon, je me suis dit : ‘Bon, d’accord ok’, donc il faut déployer la carapace. Le problème c’est que si vous avez mal, pour moi c’est une façon de tomber. Et si on tombe, on tombe complètement », a-t-elle confié.

« J’étais avec Jérôme, mon producteur et mon ami qui m’a accompagnée. Il a été là et c’est lui qui a eu presque plus de peine que moi », a-t-elle poursuivi en comparant sa maladie à un accouchement. « Quand vous accouchez, c’est l’homme ou la femme qui a peur pour vous. La peur, c’est très dangereux. Je me suis dit que je ne pouvais pas avoir peur (…) Le réflexe c’est un truc de combat, c’est un instinct. C’est ce dont je parle dans le livre », a-t-elle précisé en soulignant qu’elle était guérie, en vie et qu’elle avait la chance de pouvoir en parler. « Le cancer, c’est la mort. La chimio, c’est la mort et ça ne se guérit pas. On vous dit souvent ça. Des amis très proches et intimes m’ont dit de ne pas en parler, même des docteurs », s’est-elle agacée en dénonçant « l’omerta » autour de la maladie.

Racontant de ne pas avoir prévenu ses enfants pour ne pas leur faire porter le poids de la maladie, elle qualifie enfin son cancer, « d’aventure exceptionnelle ». « C’est un chemin initiatique quand on en revient. Le cancer guéri c’est un chemin de vie, on en est grandi. »

Clara Kolodny

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