Charles Sobhraj, alias « Le Serpent », confirme porter plainte contre Netflix (VIDEO)

Publié le 9 février 2023 à 9:55
Capture d'écran TF1
Interrogé dimanche dans Sept à huit, le magazine de TF1, le Français surnommé Le Serpent a annoncé son intention de poursuivre en justice Netflix suite à la série qui lui est consacrée et pour qui ne refléterait pas la réalité selon lui.

Le « portrait » de la semaine de Sept à huit (TF1) n’a pas plu à tout le monde. Il faut dire que l’émission de TF1 a choisi de donner la parole dimanche dernier à Charles Sobhraj, alias "Le Serpent", qui est sorti de prison en décembre dernier après 19 ans de détention pour le meurtre de deux Américains au Népal. Qualifié de tueur en série, ce dernier qui est revenu en France depuis quelques semaines a nié les crimes qui lui sont reprochés.

Interrogé sur la série Netflix qui lui est consacrée et dans laquelle Tahar Rahim l’incarne à l’écran, Charles Sobhraj a confirmé qu’il saisir la justice. "Je ne suis pas flatté. Parce que je suis en train de préparer un dossier pour attaquer BBC et Netflix. Ils m’accusent d’être un tueur en série. J’ai assez de preuves pour prouver que l’affaire de meurtre au Népal est basée sur de faux documents, un faux dossier. Et tout ça sera soumis à un tribunal", a-t-il affirmé en précisant qu’il comptait aussi déposer un "dossier aux Nations Unies contre le Népal".

L’avocate de ce Serpent avait déjà évoqué sa décision de porter plainte en décembre dernier. "Une présidente intègre à la Cour suprême (népalaise), a constaté que la condamnation elle-même était suspecte (…). Alors voilà, on donne toujours des raisons humanitaires, de santé pour couvrir… Mais Charles Sobhraj est très en forme et on va préparer une nouvelle procédure contre le Népal", a-t-elle affirmé en précisant que la série Netflix ne proposait que 30% de vérité. "Il n’a jamais été condamné pour meurtre mais pour empoisonnement en Inde", a-t-elle assuré.

Dans cette interview, Charles Sobhraj a aussi détaillé son mode opératoire pour voler ses victimes. "Je prenais contact avec quelqu’un, je préférais les hommes d’affaires, on passait la journée ensemble, ça allait vers la soirée, puis on boit quelque chose ensemble et je mets une drogue dans son verre bien dosée pour qu’il s’endorme seulement quand il atteint sa chambre. Et c’est là que je prends ses affaires, en général l’argent".

Clara Kolodny

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