Pierre Richard, 88 ans, est un acteur culte en France. de “La chèvre” en passant par “Le grand blond avec une chaussure noire”, il a fait rire toute une génération.
Toujours prêt à faire rire, il a accepté de jouer dans le dernier opus d’Astérix et Obélix réalisé par Guillaume Canet et de prêter ses traits au personnage du druide Panoramix.
Ce soir, il était sur le plateau de C à vous sur France 5 pour présenter son nouveau film, “La plus belle pour aller danser”, en salles le 19 avril prochain. Pierre Richard y joue le rôle d’Albert, qui se prend d’affection pour la jeune Luce, 14 ans, et qui l’aide à s’affranchir d’un père autoritaire et vieux jeu.
Si aujourd’hui Pierre Richard est un acteur connu et reconnu, cela n’a pas toujours été le cas. En effet, jusqu’à son César d’honneur en 2006, Pierre Richard était considéré comme un acteur de comédies, et les critiques du cinéma n’ont pas été très tendres à ses débuts.
Son discours de remise de César, était d’ailleurs tourné dans ce sens.
“Porter des baskets pour récupérer le César d’honneur, ça voulait dire quoi Pierre ?”, lui demande Anne-Elisabeth Lemoine.
“J’étais obligé de mettre un smoking mais ça m’emmerdait de ressembler à un pingouin. En plus de ça tout le monde m’a dit ‘t’es fou de faire ça’, sauf ma femme qui m’a dit ‘mais non t’as raison’” répond le comédien.
“Je voulais quand même montrer, attention, je suis là mais je suis ailleurs aussi”, ajoute celui que l’on considère souvent dans la lune, à l’instar de ses personnages.
“Vous savez bien que j’ai toujours été ailleurs, même à l’instant là” confie-t-il.
“Ailleurs mais vous étiez aussi un peu étonné, stupéfait même, parce que vous n’aviez pas oublié les critiques de vos débuts, qui étaient dures voir condescendantes” lui demande l’animatrice.
“Condescendantes, oui. C’est toujours pareil, les comédies ont du mal à avoir une certaine considération de la critique”, constate l’acteur.
Il raconte d’ailleurs une anecdote : “Un jour j’étais à Montréal. J’ai un ami qui m’a appelé. Va tout de suite à la librairie internationale de Montréal et achète les Inrocks. Et y’avait 4 pages des Inrocks, y’avait Chaplin, Keaton, Tati et j’étais là. Du coup j’étais étonné”.
Ce papier des Inrocks a remis un coup de projecteur sur la carrière de ce grand acteur français qui a tourné dans pas moins de 80 films : “En rentrant à Paris, ça s’est enchaîné. Après j’ai eu Les cahiers du cinéma, après j’ai eu Télérama puis l’académie du cinéma. Il suffit d’un….tout à coup, kling !”
“Alors très bien, j’ai cette philosophie maintenant. J’en suis content, mais c’était pas les mêmes critiques non plus puisque c’était 30 ans plus tard”, explique-t-il.
“Ceux de ma génération m’aimaient pas puis les suivants m’ont bien aimé. Les prochains j’en sais rien” ! conclut-il.
Mélissa Tellaa