C’est un projet qui l’a beaucoup préoccupé. En septembre 2017, Paris a été officiellement désignée comme ville hôte des Jeux olympiques d’été de 2024. C’est d’ailleurs à ce moment-là que Tony Estanguet a enfin pris son rôle de président à cœur. Mais si l’événement sportif est désormais terminé, l’ancien président du comité d’organisation des Jeux s’est longuement épanché sur le sujet ce jeudi 20 novembre, durant son passage dans C à vous.
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Reçu par Anne-Elisabeth Lemoine et son équipe, Tony Estanguet était, pour rappel, présent à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage intitulé Par amour du sport (paru aux éditions Calmann Levy, le 13 novembre dernier) dans lequel il évoque l’organisation des Jeux olympiques de Paris. Et d’après ses confidences, il ne s’est pas senti légitime de porter un tel projet sur ses épaules. "C’était vertigineux pour moi", a-t-il admis rapidement. Pour cause, pendant près de 13 ans, l’ancien sportif s’est "montré serein" à de nombreuses reprises sur la réalisation des Jeux à Paris. "C’était une première expérience de piloter un projet de cette envergure […] C’était ma responsabilité que tout se passe bien. C’était un vrai défi", a-t-il reconnu par la suite. Et de conclure, sans trop entrer dans les détails : "Un an après la fin des jeux, je peux me lâcher un peu et avouer qu’il y a eu, quelques moments ça a été quand même difficile…"
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Mais si l’événement sportif s’est déroulé sans encombre et a conquis non seulement les Français, mais également le monde entier, cela a valu à Tony Estanguet quelques critiques. Ce qui l’a, au début, fortement déstabilisé, car il n’avait jamais été autant médiatisé auparavant. "Du jour au lendemain, on a un peu les oreilles qui sifflent", s’est-il souvenu dans un premier temps, avant d’en dire davantage sur les commentaires négatifs qu’il a pu découvrir : "C’est vrai que c’est violent quand même." Fort heureusement, l’ancien kayakiste a vite pris l’habitude de ne pas s’attarder sur ces messages jugés "violents". "J’ai appris à prendre de la distance, à ne plus trop lire les réseaux sociaux, lire les papiers [dans la presse] et à me protéger", a-t-il conclu.