« C’est pas vrai ! » : Léa Salamé pousse un coup de gueule dans Quotidien pour défendre le service public (VIDEO)

Publié le 19 novembre 2021 à 12:42
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En cette rentrée politique mouvementée avec l'arrivée d'Eric Zemmour dans le débat public, Léa Salamé a dénoncé dans "Quotidien" les attaques qui se multiplient contre le service public.

Léa Salamé était invitée dans Quotidien ce jeudi 18 novembre sur TMC à l’occasion de la sortie dans les librairies du deuxième tome de sa série de portraits à succès Femmes Puissantes. La journaliste de France Inter, qui a abordé sur le plateau de nombreux sujets forts comme le cyberharcèlement et les discriminations contre les femmes au travail, s’est également confiée sur les difficultés qu’elle rencontre dans son métier. "Tu te bâtis une armure, sinon tu flanches. (…) Je me construis un personnage, je suis un personnage public. Et il faut que je garde ça, parce qu’il faut que je me protège", a avoué Léa Salamé avant de détailler son quotidien de journaliste politique à la radio et à la télévision.

"C’est assez dur. On a la pression de l’audience, il y a les pressions politiques, il y a la concurrence, aller se battre pour aller chercher le meilleur invité. C’est tout le temps très stressant. Et puis on se fait critiquer, le service public est très critiqué en ce moment. On s’en prend parfois plein la gueule. Parfois c’est justifié, parfois c’est un peu dur", a-t-elle avoué.

La rentrée marquée par l’arrivée ambigue d’Eric Zemmour dans la campagne présidentielle a été particulièrement difficile à gérer pour Léa Salamé et ses confrères. "Il y a eu toute une cabale. (…) On a l’impression que c’était : ‘parce que tu ne fais pas la campagne active d’Eric Zemmour, t’es forcément un bobo bien-pensant de gauche. Mais non ! Il y a des gens de gauche et des gens de droite dans le service public. Moi, j’en connais plein des gens de droite dans le service public ! C’est pas vrai qu’il y a que des gens de gauche ! Et soudainement, on était attaqués", a expliqué l’animatrice, qui a également tenu à rappeler que les journalistes du service public "bossent comme des chiens, défendent des valeurs" et sont en général "moins payés que sur les chaînes privées".

Hugo Mallais

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