La composition du 47ème gouvernement, celui de Sébastien Lecornu, n’a toujours pas été dévoilée. Vingt-deux jours après son investiture, le cinquième Premier ministre d’Emmanuel Macron bat donc le record de Michel Barnier qui avait attendu seize jours avant d’annoncer l’identité de ses ministres.
Ségolène Royal tacle Emmanuel Macron sur Franceinfo : "Il s’est replié sur son groupe"
Pour commenter et réagir cette actualité politique laborieuse qui rappelle celle de la rentrée de 2024, Sonia Chironi recevait l’éditorialiste politique de France Télévisions Nathalie Saint-Cricq ainsi que Ségolène Royal ce lundi 29 septembre sur Franceinfo, dans son émission de soirée Tout est politique. L’ancienne ministre de François Hollande a notamment évoqué "l’angoisse des jeunes générations qui ne comprennent pas ce qui est en train de soirée, qui ne savent pas dans quel monde elles vont vivre et qui renoncent à faire des enfants. Ça, c’est un signal quand même très déprimant". L’ex-députée a aussi taclé le président de la République : "Emmanuel Macron a été élu sur un front républicain. Il a même fait appel à LFI. Mais est-ce que dans son gouvernement, il y a la représentation de l’union nationale ? Non. Il s’est replié sur son groupe. Lors des élections législatives, le régime en place a perdu, il n’a que la majorité relative".
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Sonia Chironi a ensuite demandé à son invitée : "Après la chute de Michel Barnier vous aviez écrit au président de la République pour dire votre disponibilité, pour Matignon, est-ce que si Sébastien Lecornu subit le même sort que ses prédécesseurs, vous dites ‘je suis de nouveau disponible ?’". En effet, sur le réseau social X, Ségolène Royal avait postulé pour succéder à Michel Barnier en tant que Première ministre en décembre 2024 en publiant le tweet suivant : "Oui, suis disponible et je l’ai écrit au PR (président de la République, ndlr). Pour que nul ne dise, si un PM (premier ministre, ndlr) d’un parti désavoué aux élections à nouveau nommé, est à nouveau censuré, que c’est par manque de candidate venu de la gauche, expérimentée et rassembleuse. Et je le dois à toutes les femmes et petites filles". Mais ce lundi, face à la journaliste de Franceinfo, l’ex-chroniqueuse de Cyril Hanouna n’a pas souhaité renouveler sa candidature : "Je ne vais pas faire ça sur un plateau parce qu’il y a quelque chose de ridicule. Mais je ce que je voulais dire, c’est que je ne veux pas qu’on puisse penser que personne n’était candidat pour être à Matignon à gauche. (…) Mais bien sûr que je n’ai pas changé d’avis de ce point de vue-là. Mais je ne vais pas faire de déclaration comme ça sur un plateau parce que c’est grotesque. Il va y avoir une dépêche AFP, c’est grotesque ! La situation est tellement tendue… Mais, merci de m’avoir posé la question !". En juillet dernier, dans Le Figaro, Ségolène Royal prévoyait même de participer aux primaires de la gauche pour l’élection présidentielle de 2027.