« Ce qui manque dans les universités, c’est une cellule professionnelle d’écoute. »
Mathias Vicherat, le directeur de Sciences Po revient sur les conséquences de la libération de la parole après le hashtag #sciencesporcs #Quotidien pic.twitter.com/r7pJHDpSDR
— Quotidien (@Qofficiel) June 16, 2022
Après le scandale Olivier Duhamel, pilier de l’école accusé d’inceste, après la vague « Sciences Porcs » sur les affaires de violences sexuelles, après les accusations de « wokisme », Sciences Po reste un symbole. Mais un symbole très égratigné par les scandales de ces dernières années.
Ancien Directeur Général Adjoint de la SNCF et secrétaire général de Danone et directeur adjoint au cabinet du maire de Paris, Mathias Vicherat est le directeur de Sciences Po Paris qui fête cette année ses 150 ans. Il a été élu à ce poste après la démission de Frédéric Mion. Ce dernier a reconnu avoir été mis au courant dès 2018 des agissements de Duhamel sans jamais les avoir dénoncés.
Ancien camarade de promo d’Emmanuel Macron à l’ENA, Mathias Vicherat a donc du pain sur la planche pour redorer le blason de Sciences Po.
Invité ce soir dans Quotidien sur TMC, il explique les mesures qu’il a mis en place dès son arrivée au sein de la plus célèbre Université de France : “Il y a eu cette vague importante qui a concerné Sciences Po Paris mais aussi d’autres Sciences Po avec le hashtag #sciencesporcs et sur ce point précis des violences sexuelles et sexistes j’ai souhaité installer un dispositif robuste”.
Il précise : “On a engagé une Magistrate, on est la seule Université à l’avoir fait. Une Magistrate qui dirige une cellule d’enquêtes pour faire en sorte que les procédures soient robustes et professionnelles”.
Yann Barthès rebondit en lui demandant s’il y avait vraiment beaucoup de problèmes à Sciences Po. L’ancien compagnon de Marie Drucker lui répond alors : “Pas plus qu’ailleurs. Mais en réalité ce qu’il manque dans beaucoup d’Universités c’est le cas à Sciences Po, c’est un dispositif professionnel.” Il ajoute : “Faire de l’écoute, caractériser les faits, c’est un boulot très important et qui demande de l’expertise. C’est pour ça qu’on a ce dispositif avec en plus de l’écoute externalisé avec France Victimes, ça me paraissait vraiment important”.