C’est une mésaventure qui vous est peut-être arrivée si vous avez voyagé ces dernières années. Les droits de diffusion des films, séries et autres compétitions sportives sont différents d’un pays à l’autre. Ainsi, si vous vous connectez, par exemple, avec votre compte Netflix à l’étranger, vous n’aurez probablement pas accès au même catalogue que celui disponible en France. Et c’est la mésaventure qui est arrivée à la comédienne Rossy De Palma. Ce samedi 20 mai, elle était présente à Cannes afin d’assister à la projection de "Killers of the Flower Moon", le dernier film de Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio et Robert De Niro. Elle a donc été interrogée sur le tapis rouge par le micro de France Télévisions, qui diffuse le Festival. "Ça c’est France Télévisions ?", a demandé l’actrice, qui s’est vu répondre positivement. Elle a alors changé de ton et s’est décidée à "gronder un peu" son interlocutrice Louise Ekland. "J’étais à Madrid pour la cérémonie d’opening (d’ouverture), j’ai fait mon code de France 2, etc… et là, ‘votre territoire ne vous permet pas de voir l’émission’. Mais quel territoire ? Mon territoire c’est le cinéma. Mais comment ça se fait ? Il faut que vous le rendiez pour la cérémonie de clôture. Il faut être prêt pour tout le monde", s’est insurgée la comédienne.
À lire également
Surprise par cette sortie, l’intervieweuse n’a pas perdu son sang-froid et a demandé s’il y avait "quelqu’un à France Télévisions qui arrange tous ces problèmes ?". "J’étais très énervée de ne pas pouvoir (voir la cérémonie d’ouverture)", a continué Rossy De Palma, avant que Louise Ekland ne lui promette d’aller voir Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, pour évoquer avec elle ce problème. "Dis-lui à Delphine que cette cérémonie doit être ouverte au monde entier. C’est universel le Festival de Cannes. Bon je te laisse faire ton travail…", a conclu l’Espagnole dans un éclat de rire. Une sortie qui, malgré la critique, a enchanté les équipes de France Télévisions. Patricia Loison, la présentatrice de France Info, s’est notamment émerveillée. "Mais quel bonheur. Quel petit souffle de bonheur que nous a insufflé Rossy de Palma et quel petit message à notre présidente. Pas sûr qu’elle ait le temps de nous suivre mais elle a râlé Rossy de Palma car elle ne pouvait pas voir la montée des marches depuis l’Espagne", a conclu la journaliste.
L.C