Le temps a changé, le ton aussi. Ce mardi 14 juin, Marc Hay, le présentateur météo de BFMTV était l’invité de 22 Heures Max. Il a tenu à sortir de sa réserve traditionnelle pour alerter l’opinion sur la canicule importante qui s’annonce en France. Il craint notamment que les fortes chaleurs se répercutent sur les hôpitaux à l’heure où "le système de santé est un peu bancal". Maxime Switek, le présentateur de l’émission, lui a alors fait remarquer qu’il semblait plus grave qu’à l’habitude pour évoquer les événements météorologiques. "Votre ton a changé, votre vocabulaire a changé", a remarqué l’ancien chroniqueur de C à Vous. "Le but, ce n’est pas de faire peur", a rétorqué Marc Hay.
"Mais en fait, j’ai décidé depuis maintenant quelques jours d’arrêter d’utiliser mon ton habituel que je trouve au final un peu nul. C’est-à-dire d’arriver en plateau et de vous dire : ‘La France va être concernée par une nouvelle canicule’. Je pense que cela ne marche plus. Là, il faut que les gens comprennent que la France va cramer cette semaine", a lancé le présentateur météo, alarmiste. "À Toulouse, des gens que j’ai eus au téléphone il n’y a pas longtemps, m’ont dit ‘On étouffe’. Bien sûr, on étouffe. 37 degrés ! Mais qui a envie d’avoir 37 degrés à la mi-juin ? C’est dingue ! 40, 42, entre le sud-ouest et les Pays de la Loire, mais on est à la mi-juin", a poursuivi Marc Hay.
"Je pense qu’il faut que l’on change notre manière de parler de cela parce que cela n’imprime pas. Et clairement, il faut que les gens comprennent que ce qui est en train de se passer n’est que la face cachée de l’iceberg. Ce qui s’est passé en 2019 se reproduit et ce qui se passe en ce moment va se reproduire. L’été ne fait que commencer. D’autres vagues de chaleur sont possibles et tout ceci ne va aller qu’en s’aggravant", a conclu, sur un ton grave, le journaliste.
L.C