L’affaire a fait grand bruit ces dernières heures. De nombreux spectateurs de l’émission "La Chanson de l’année" avaient récemment affirmé avoir été piqués à l’aide d’une seringue. Aux dernières nouvelles, un homme a été mis en examen. Le suspect, un homme de vingt ans résidant à Toulon, a été mis en examen le 5 juin par un juge d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour "violences aggravées par arme et par la préméditation". L’auteur présumé des piqûres a été placé en détention provisoire, a souligné le procureur de Toulon Samuel Finielz.
Rappelons que l’auteur présumé des piqûres a été repéré par des policiers qui observaient la foule lors du concert organisé par TF1. Il a été identifié par deux jeunes femmes, qui affirment l’avoir empêché de les piquer, alors qu’il avait une seringue à la main.
Ce lundi 6 juin, le Pr. Bruno Megharbane est revenu dans "Touche pas à mon poste" sur le phénomène inquiétant de ces piqûres qui provoquent la panique sur bien des plans. "Ce sont des personnes qui veulent instaurer une peur dans la ville. Les piqures ont lieu essentiellement dans des réunions où il y a la foule parce qu’évidemment on peut se cacher. Plutôt festif, des concerts de musique, des festivals, des bars, des boîtes de nuit mais aussi dans le métro, dans la rue, ça peut arriver" a averti le Pr. Bruno Megharbane.
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Et le professeur chef su service de réanimation à l’hôpital Lariboisière d’ajouter : " Le milieu médical est en alerte parce qu’il y a urgence lorsque l’on est piqué à porter plainte pour éviter que s’efface les traces d’un éventuel produit qui aurait été injecté et évidemment pour recevoir la prévention d’une éventuelle infection contagieuse, notamment les hépatites virales ou l’infection par le VIH". Le professeur a ensuite livré quelques données descriptives sur les 350 premiers cas analysés en France : "Ça touche essentiellement des jeunes femmes. 66% de filles, la moyenne d’âge est de 20 ans. Dans 1/4 des cas, la personne piquée ne se rend pas compte et c’est secondairement qu’elle voit la trace de la piqure et va aller à l’hôpital. (…) Dans 2/3 des cas, il y a des symptômes qui vont suivre cette piqûre. Essentiellement, une sensation de perte de connaissance, de fatigue, de vertiges, il peut y avoir une tachycardie, une crise d’angoisse, des troubles digestifs. Mais dans tous les cas, ce sont des symptômes bénins spontanément réversibles", a-t-il affirmé.
L.T