"Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis". Voici un proverbe que Robert Ménard pourrait reprendre à son compte tant les idées politiques du cofondateur de l’association Reporters sans frontières (RSF) semblent avoir changé ces dernières années. Invité de France Info ce jeudi 12 janvier, l’homme politique, un temps proche de Marine Le Pen ou d’Eric Zemmour, a opéré un "virage à 180 degrés", comme l’a souligné Marc Fauvelle. "Il y a quelques années, on se souvient qu’à Béziers, vous aviez fait placarder des affiches ‘Ils arrivent’. Je ne veux pas de ces réfugiés chez moi", a notamment rappelé le journaliste, avant que sa consœur Salhia Brakhlia précise qu’à l’époque, ces affiches ciblaient "des réfugiés irakiens et syriens, particulièrement". "Je ne le referai plus", s’est défendu Robert Ménard, avant de justifier son changement de position et sa volonté d’accueillir des réfugiés ukrainiens. "Pas parce qu’ils sont blancs et chrétiens. Mais parce que je connais très bien l’Ukraine. Que j’ai été confronté à l’Ukraine, j’y suis allé – parce que j’ai été le patron de Reporters sans frontières – je ne sais pas, dix fois, quinze fois", a indiqué Robert Ménard.
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"Que les familles qui m’ont appelé… Vous savez, quand vous avez des liens et quand les gens ont des emmerdes, ils appellent les gens qu’ils connaissent. D’abord je me suis dit : ‘Bien sûr que je vais les recevoir’ ", a-t-il continué, avant d’interpeller directement son interlocuteur : " Ça ne vous arrive pas de dire des conneries ?". "Tout le temps ! Mais pas forcément en public et pas forcément avec autant de virulence que vous avez pu le faire", lui a rétorqué Marc Fauvelle. "Ouais d’accord, pas en public. Sauf que moi, je suis un homme public – comme vous – à la différence que je suis un homme politique. Donc je dis un certain nombre de choses. J’aurais pu me contenter, sur cette affaire-là, de me trouver tout un tas d’excuses", a concédé l’homme politique, avant d’admettre qu’il avait dit des "conneries".
L.C