Ce mardi 20 janvier, France diffusait un nouveau numéro de Ça commence aujourd’hui, consacré au thème : « Cette blessure d’enfance qui les a poussés sur le devant de la scène ». Parmi les invités, Faustine Bollaert recevait Marlène Schaff, l’emblématique coach vocale et professeure d’expression scénique de la Star Academy.
Marlène Schaff : "Il faut arrêter avec cette ineptie de peser les gens quand on les regarde"
Marlène est revenue avec une grande sincérité sur une enfance marquée par le harcèlement scolaire. Arrivée au collège, elle découvre les arts à travers la musique, le dessin et le théâtre : "C’est devenu ma vie, il n’y avait que ça qui comptait." À l’inverse, les cours de sport ont été une véritable souffrance, confie-t-elle. "Je n’avais jamais eu de complexes physiques, je me trouvais normale… et c’est devenu un complexe énorme à cause des avis non-sollicités" raconte-t-elle, "les copines de gym, n’étaient pas du tout des copines, elle m’appelait "Peggy la cochonne… parce que j’avais de plus grosses cuisses, des gros genoux"
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Pour surmonter ces remarques, Marlène explique avoir dû prendre sur elle : "ça a été un travail de tous les jours. Les jours où je suis dans me zones d’ombres, j’ai presque honte de le dire, mais je rêve que l’on soit tous aveugles, pour enfin arrêter avec cette ineptie de peser les gens quand on les regarde. Ça gâche une vie ! Moi quand quelqu’un me dit : ‘Oh mais t’as minci, ça te va super bien’, je sais très bien que ça part d’une envie bienveillante de faire un compliment, mais j’ai l’impression de disparaître en moi quand on me dit ça".
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Marlène Schaff : "Celles qui m’ont créé le plus gros complexe de ma vie, ont été des femmes"
Elle explique que type de remarques réveille des souvenirs douloureux : "Ce que j’entends c’est que je suis moins respectable ? Comme à la gym, quand j’étais petite, comme je n’étais pas aussi mince que les autres… J’ai mis du temps à comprendre le sens de sororité parce que celles qui m’ont créé le plus gros complexe de ma vie, ont été des femmes avant tout". a-t-elle conclu.
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Marlène évoque aussi la violence du monde professionnel alors qu’elle débute sa carrière : "La violence que j’ai reçu essentiellement de la part des profs de danse et quand j’ai commencé mes études de musique, on faisait le même genre de debriefs que j’anime aujourd’hui à la Star Academy. La veille de tout premier débrief, la veille, je pleurais dans les bras de mon petit copain en disant : ‘je sais que la prof va me dire, devant tout le monde que je suis trop grosse et ça va m’anéantir’. Et ça n’a pas loupé, le lendemain on a regardé ma prestation, et à la fin la seule chose que ma prof a dit c’est : ‘bon 4 ou 5 kilos en moins ce sera mieux !’ »
"Alors que j’apprenais un métier pour être dans la lumière, petit à petit j’ai appris à m’effacer" confie-t-elle avec émotion. C’est grâce à son personnage de Drag Queen « Petra », quelle incarne dans son spectacle A Queen Is Born, que Marlène explique avoir panser ses blessures : "Je me révèle grâce à elle, je protège ‘Marlène’ et je rentre dans la lumière sans m’excuser".