Ce dimanche 22 janvier sur France 5, l’émission C médiatique inaugurait une nouvelle rubrique qui fait déjà couler beaucoup d’encre. Nommée "La Fabrique politique", elle est assurée par Eve Roger qui a décrypté l’attitude d’Emmanuel Macron en ce temps de crise nationale causée par la réforme des retraites. La chroniqueuse a intitulé son billet "Macron, le marionnettiste" pour mettre en lumière un "déjeuner confidentiel" entre "le président et dix éditorialistes de la presse parisienne" organisé par le service communication de l’Élysée le mardi 17 janvier, deux jours avant la mobilisation contre la réforme.
À lire également
« Nous avons beaucoup de pressions… » : Anne-Sophie Lapix va-t-elle quitter le JT de 20h ?
Pami ces journalistes "convoqués à peine 24 heures avant", on retrouve "Guillaume Tabard du Figaro, Dominique Seux de France Inter et des Echos, Françoise Fressoz du Monde ou encore Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions", a listé Eve Roger, avant d’indiquer que Benjamin Duhal de BFMTV était également de la partie, ainsi qu’un journaliste de RTL. "L’objectif de l’Élysée, c’est qu’Emmanuel Macron distille la bonne parole, donne lui-même les éléments de langage aux dix journalistes les plus influents de la presse parisienne afin que la parole présidentielle infuse dans l’opinion et pourquoi pas l’influence. Mais il y a une condition de taille à ce déjeuner : les journalistes ne doivent pas dire qu’ils ont vu Emmanuel Macron et donc ne peuvent pas le citer", a-t-elle raconté, avant de préciser que l’information a fuité dès le lendemain matin dans la newsletter Politico.
"Autre preuve de cette rencontre, les propos du président sont repris dans la plupart des médias invités", a-t-elle constaté avant de montrer les articles de France Inter, du Monde ou ainsi qu’un extrait de BFMTV. Aucun d’entre eux, effectivement, ne précise que le chef de l’État est celui qui a tenu, auprès d’eux, les propos rapportés. "Les journalistes prennent des libertés avec la vérité, ce qui ne manque pas de poser des questions éthiques", a commenté la chroniqueuse de C médiatique.
Hugo Mallais