Lors d’une conférence de presse à Paris ce mercredi 13 avril, Marine Le Pen a déclaré que si elle est élue président de la République, elle se prononcerait une fois la guerre terminée "en faveur de la mise en oeuvre d’un rapprochement stratégique entre l’OTAN et la Russie". L’opposante d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle a également "regretté la rupture des relations diplomatiques avec la Syrie". Le lendemain sur France Inter, son conseiller Franck Allisio a ajouté : "L’opposition entre l’OTAN et la Russie n’a plus de raison d’être, alors que la Russie n’est plus un état totalitaire".
Ces propos ont été jugés "abjects" par Bernard Henri-Lévy, qui a réagi sur le plateau de C à Vous sur France 5 ce jeudi 14 avril : "Cela veut dire littéralement que cette femme et cet homme s’apprêtent à enjamber les cadavres des ukrainiens. À leur passer sur le corps, à effacer l’ardoise et à recommencer comme avant. Dire que la Russie n’est pas un état totalitaire après tout ce que nous savons, tout ce que nous avons vu, c’est une ignominie. Et ce qui vient d’être dit sur la Russie et sur Bachar al-Assad, criminel contre l’humanité absolu, (…) et qui, comme Poutine, déteste la France, la cible, veut démanteler l’Europe… Cette femme milite contre les intérêts de la Franc et les intérêts nationaux".
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"Poutine a déclaré la guerre à l’Europe. Il a déclaré la guerre à la France, il s’apprête à toutes les machinations pour troubler le processus électoral. Et cette femme a hâte de pouvoir se laver les mains du sang des ukrainiens pour retrouver le ‘business as usual’. Ça s’appelle tirer dans le dos de la France. (…) Il faut tout faire pour aider les Ukrainiens. En tant que démocratie, il ne faut pas trouver un compromis, une porte de sortie à Poutine : on ne cherchait pas une porte de sortie à Hitler ! Ce qu’il faut, c’est obtenir sa capitulation", a-t-il insisté, qualifiant Marine Le Pen de "marionnette de Poutine".
Viols en réunion, cadavres piétinés, souillés… Les crimes des soldats russes ont été racontés à Bernard Henri-Lévy qui est allé en Ukraine afin de documenter la guerre pendant plusieurs jours. "Les Russes pratiquent la vengeance des lâches : humiliés par l’armée régulière qu’ils n’ont pas réussi à battre, ils se vengent sur les femmes et les enfants", estime le journaliste.
Hugo Mallais