Quelles répercussions concrètes sur le quotidien des Français aura le conflit entre l’Ukraine et la Russie ? Depuis la décision de Vladimir Poutine d’attaquer son voisin, les sanctions économiques à l’encontre du Kremlin ne cessent de se multiplier. Ces décisions lourdes, prises par l’Union Européenne, provoquent des contres-sanctions de la part des Russes. Grande productrice de gaz, la nation dirigée par Vladimir Poutine pourrait causer un gros casse-tête mais surtout des flambées des prix si elle venait à ne plus fournir les Européens.
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"Le vrai problème, ce serait le remplissage des stockages au printemps et à l’été, en préparation de l’hiver 2022-2023. Il serait très difficile de trouver les volumes nécessaires et ce serait très dur en cas de conflit long en Ukraine. En réalité, nous entrerions alors dans un nouveau monde pour l’énergie, sous l’effet d’un choc physique et d’un choc de prix sans précédent qui transformerait sans doute durablement le paysage énergétique", confiait aux Echos la directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor. L’inquiétude peut donc grandir du côté des ménages français, d’autant que la problématique des hausses des prix des énergies se pose depuis déjà plusieurs mois. Invité ce lundi 7 mars sur BFM TV, Bruno Le Maire a fait le point sur la situation. S’il a rappelé que le gouvernement avait pris la décision (avant la guerre en Ukraine) de geler les prix du gaz jusqu’au mois de juin 2022, le ministre de l’Économie a confié que la situation actuelle pourrait amener l’Exécutif à revoir ses plans.
"Nous envisageons d’étendre ce gel des prix du gaz non pas jusqu’au mois de juin 2022, mais jusqu’à la fin de l’année 2022. Le coût initial de cette décision devait être d’un milliard d’euros, il devrait finalement être de 10 milliards d’euros sur l’intégralité de l’année 2022 si nous prenons la décision d’étendre ce gel. Le prix du gaz a plus que doublé depuis que nous avons décidé cette mesure", a-t-il déclaré face à Apolline de Malherbe.
Aurélien Gaucher