Vendredi dernier, Pierre Palmade a été impliqué dans un terrible accident de la route. Le bilan est lourd, puisqu’une femme enceinte a perdu son bébé de sept mois, un enfant de six ans est dans le coma, tandis qu’une troisième victime a subi cinq opérations pour soigner ses blessures. Gravement blessé au moment du drame, P ierre Palmade, lui, est aujourd’hui hors de danger. Une enquête pour "homicide et blessures involontaires" a été ouverte par le parquet de Melun, alors que l’humoriste avait ce soir-là pris le volant sous l’emprise de cocaïne.
Ce lundi 13 février, François Rollin était l’invité de BFM Story sur BFMTV. Le comédien est un ami proche de Pierre Palmade, pour qui il a notamment mis en scène des spectacles. "J’ai entendu ceux qui disent : « Il ne pense pas aux victimes ». À ceux-là je leur réponds gentiment : vous n’avez pas le monopole du cœur. Vous n’avez pas le monopole de la compassion", a lancé dans un premier temps l’artiste de 69 ans, en reprenant la célèbre phrase de Valéry Giscard d’Estaing. "Moi je suis atteint le plus profond par l’horreur de la catastrophe irréparable qui s’abat sur cette famille innocente. Et je prie pour que ces personnes soient soignées, indemnisées et accompagnées du mieux possible." En dépit de ses liens forts avec Pierre Palmade, François Rollin espère que la justice punira comme il se doit l’humoriste : "On me dit : « Vous venez défendre votre copain Pierre Palmade ». Non, je n’ai pas à défendre Pierre. Il a commis une faute grave. Il faudra que la justice passe, elle passera. Je fais confiance à la justice de ce pays pour infliger à Pierre la sanction qu’il mérite. Pas plus et pas moins."
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Par la suite, François Rollin s’est livré sur l’addiction de Pierre Palmade à la cocaïne : "Cette addiction, je l’ai vue de près. Je l’ai vu lutter", confie-t-il, avant de partager une expérience plus personnelle : "J’ai moi-même un fils qui est enlisé depuis cinq ans dans l’addiction à l’alcool. Je sais comme c’est affreux. Je sais à quel point le système de soins ne sait pas prendre en charge ces addictions. Le cas de Pierre est un peu particulier, je ne veux pas trop m’étendre, évidemment Pierre a plus de moyens de se faire soigner. Pierre a essayé très fort de se soigner mais même très bien placé pour se faire soigner, ce n’est pas gagné. Je l’ai vu vouloir s’en sortir, et puis il a raté."
François Rollin a alors poussé un coup de gueule, en estimant que, selon lui, les personnes victimes de l’addiction ne sont pas soignées correctement en France : "Tous ces addicts ne sont pas pris en charge. La société continue de les regarder avec une espèce de mépris et d’ignorer que l’addiction est une maladie. La définition même de l’addiction c’est ça, c’est que vous ne voulez pas le faire, vous vous jurez de ne pas le faire, vous serez les dents pour ne pas le faire, et vous le faites quand même. Pierre, c’était comme ça."
N.O