Le film d’horreur Get Out est à suivre à 21h10 sur France 2. Un jeune homme noir se rend avec sa compagne blanche chez les parents de celle-ci. Des évènements étranges et effrayants se succèdent rapidement… Ce petit film d’horreur a fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie. S’appuyant sur un scénario hyper malin, surprenant et pétri de second degré, Jordan Peele joue continuellement avec nos nerfs tout en brocardant l’hypocrisie d’une société américaine atrocement raciste. Une satire outrancière et jouissive.
A 21h10 sur Canal+ on regarde le biopic Elvis. De sa révélation rockabilly, en 1954, jusqu’à sa consécration, puis sa déchéance à Las Vegas, le destin du King à travers sa relation toxique avec son agent et escroc notoire, le colonel Parker… Il fallait bien la démesure du réalisateur de Moulin Rouge pour restituer celle du King, notamment dans des scènes de concert fabuleuses. Malgré son goût, assumé, pour la surenchère, le cinéaste signe un biopic splendide, entre le collage pop et la fable faustienne.
France 5 mise à 20h55 sur le reportage Afghanes. A rebours des clichés qui les présentent comme des victimes éternelles, quatre générations de femmes afghanes se racontent. Elles désignent leurs bourreaux, mettent en mots leurs espoirs et leur combats. Si leur parole est confisquée depuis que les fondamentalistes talibans ont repris le pouvoir, elle était instrumentalisée bien avant eux. Car, des Soviétiques à l’OTAN, des moudjahidins à l’éphémère République effondrée en 2021, les Afghanes ont toujours été cantonnées à la propagande politique, même de la part de leurs supposés libérateurs… Un documentaire édifiant sur le calvaire qu’endurent les femmes Afghanes sous le régime liberticide des Talibans. La journaliste Solène Chalvon-Fioriti a recueilli des témoignages poignants et filmé le quotidien d’une population condamné au silence.
On achève cette sélection avec le film fantastique Wonder Woman à 21h10 sur TF1. Pour l’héritière du royaume des Amazones, tout bascule avec l’irruption dans son île d’un pilote US en pleine Première Guerre mondiale. Dès lors, Diana se fixe la mission de mettre fin à cette boucherie qui est à ses yeux l’œuvre démoniaque d’Arès, le dieu de la guerre… Contrairement à la plupart des blockbusters du genre, Wonder Woman s’inscrit pleinement dans l’univers de la BD. Plans ultra graphiques, arrêts sur image stylisés, patine kistch façon péplum s’animent à l’écran : les fans peuvent se réjouir.
Sarah Ibri