Mort d’Antoine Alléno : Pascal Praud dépité par la remise en liberté du chauffard après 8 mois de prison (VIDEO)

Publié le 23 février 2023 à 13:32
Ce jeudi, Pascal Praud a annoncé, dans L’Heure des Pros la libération du chauffard qui a fauché, alors qu’il était ivre, Antoine Alléno provoquant sa mort. Une décision qui a abattu l’animateur de CNews.

Si une grande partie de l’Heure des Pros a été consacrée ce jeudi à la mort de l’enseignante poignardée en plein cours par un élève à Saont-Jean-de-Luz, Pascal Praud a choisi de démarrer son émission en évoquant un autre drame terrible. L’animateur de CNews a en effet tenu à annoncer, en préambule, une décision de justice qui l’a profondément choqué et qui concerne l’affaire Antoine Alléno. Fils du chef étoilé Yannick Alléno, le jeune homme a perdu la vie en mai dernier, à l’âge de 24 ans seulement, après avoir été fauché par un chauffard.

Dépité, Pascal Praud a ainsi révélé que le responsable du drame venait de sortir de prison après 8 mois d’enfermement. "J’ai appris ce matin que le chauffard qui a ôté la vie à Antoine Alléno, chauffard qui avait volé une voiture dans Paris, chauffard qui roulait ivre avec plus de 1g d’alcool/L dans le sang, (…) qui avait tenté de fuir après l’accident (…) était sorti de prison. Qu’un magistrat avait levé sa détention provisoire après huit mois passés derrière les barreaux. Il parait qu’on ne commente pas une décision de justice, que c’est instrumentaliser le populisme que d’interpréter un jugement ou un verdict. Je ne ferai aucun commentaire", a affirmé Pascal Praud en ayant une pensée pour la famille Alléno.

"C’est la règle, je ne suis même pas sûr qu’il puisse rester plus longtemps en détention provisoire si j’ai bien compris", a-t-il poursuivi en demandant des précisions à Georges Fenech, ancien juge d’instruction et consultant de CNews. Ce dernier a tenu à rappeler que "la détention provisoire n’est pas une sanction". "Ça ne veut pas dire que s’il est mis en liberté, il ne sera pas réincarcéré au moment du jugement. En matière délictuelle, la détention provisoire, c’est 4 mois, qu’on peut renouveler jusqu’à un an d’emprisonnement", a-t-il expliqué.

"On pense à la famille ?"

"On pense à la famille ? Est-ce que la justice a le droit de penser à la famille ?", s’est indigné Pascal Praud. "Vous croyez qu’ils n’y pensent pas ? (…) Ils rendent des décisions qui concernent des familles, des victimes mais aussi des auteurs (…) Il y a plus de 20% des détenus en France qui sont des détenus provisoires. On a des principes, comme la présomption d’innocence", a répondu Georges Fenech.

Alors que l’animateur réclamait un changement des lois, son consultant a, lui, pointé du doigt la lenteur de la justice française. "Dans ce type d’affaire qui trouble grandement l’ordre public, il faudrait traduire dans des délais plus courts et raisonnables de manière à amener l’auteur devant l’audience de jugement", a-t-il clamé en rappelant que Bertrand Cantat avait été jugé en 8 mois seulement en Lituanie.

Clara Kolodny

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