Pierre Palmade, 13 à Table (France 2) : “Cette pièce est totalement folle !”

Publié le 13 décembre 2022 à 12:23
© Eddy BRIERE
ARCHIVE. Pierre Palmade a mis en scène un classique du boulevard des années 50, qu’il joue au côté de Virginie Hocq. Nous avons rencontré avec le comédien lors de la première diffuson de la pièce en 2020.

Vous reprenez cette pièce de Marc-Gilbert Sauvajon, que vous aviez déjà mise en scène avec votre troupe, en 2012. Pour quelle raison ? 

Pierre Palmade : À l’époque, à la demande de l’un de mes acteurs, Jean Leduc, j’en avais fait une version « homo ». Elle avait très bien marché, les gens se précipitaient pour la voir. Aussi, quand France 2 a fait un appel d’offres, je leur ai dit : « Laissez-moi trouver une partenaire et je vous propose la pièce Treize à table. » J’ai d’abord pensé à Isabelle Mergault, mais elle a décliné la proposition, faute de temps. Je me suis donc tourné vers Virginie Hocq. 

La connaissiez-vous ? 

Non, pas vraiment. J’ai découvert une artiste talentueuse et, surtout, bosseuse. Elle a eu un mois pour préparer la pièce. Aujourd’hui, elle la connaît mieux que moi. Sur scène, c’est une véritable tornade. Dans ce vaudeville plein de rebondissements, pour jouer Madeleine Villardier, mon épouse dans la pièce, il fallait une actrice pleine de verve et d’énergie. Et Virginie n’en manque pas. 

Selon vous, qu’est-ce qui fait la qualité de cette pièce ? 

Elle a une mécanique totalement folle. Le personnage de Madeleine n’arrive pas à s’en sortir pour éviter de se retrouver treize à table le soir du réveillon de Noël. Au gré des péripéties et des désistements de dernière minute, les invités se retrouvent à douze, puis quatorze, voire quinze, pour immanquablement retomber sur le chiffre fatidique. Le public est fasciné, il ne cesse de compter au fil des actes. 

La pièce a pourtant un côté suranné, très années 50, la bourgeoisie de la Rive gauche parisienne ne ressemble plus à cela… 

J’ai fait pas mal de coupes, pour donner plus de rythme, et je l’ai un peu réadaptée. En même temps, l’esprit de boulevard se base toujours sur un chef de famille bourgeois auquel il arrive toutes les catastrophes. Même si, là, c’est Madeleine sur laquelle tombent les tuiles… On y évoque aussi une Amérique du Sud qui est plutôt celle des années 50. J’ai voulu garder la pièce dans son jus, la langue y est tellement belle ! Il y a également cette nostalgie diffuse. On est tous un peu orphelins d’Au théâtre ce soir, de Pierre Sabbagh. 

13 à Table : mardi 13 décembre à 21h05 sur France 2 

Propos recueillis par Hacène Chouchaoui en 2020 

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