Comment vous êtes-vous retrouvée dans cette nouvelle aventure ?
Paloma (Hugo Bardin) : Ce sont les gens de France Télévisions qui ont pensé à moi. Nous avons beaucoup de projets ensemble…On ne se connaissait pas Bertrand Chameroy et moi mais j’avais très envie de travailler avec lui. Il m’a accueillie avec beaucoup de gentillesse.
Vous poussez les invités à la confession, dans un lit. C’est ça l’effet Paloma ?
J’espère ! (Rire). Je me suis inspirée d’une émission qu’Amanda Lear présentait en Italie dans les années 80 où elle faisait se confesser des personnalités et surtout des hommes politiques, dans un lit. Je me suis dit que j’allais la jouer sexy mais aussi, bonne copine. Ce qui est drôle, c’est que les invités n’ont pas du tout réagi de la même manière : François Berléand était tout intimidé, Michèle Bernier s’est crue chez le psy et Jonathan Lambert était comme un enfant. Face à un drag, il y a toujours un petit moment d’observation comme devant un tableau puis, le côté « masqué » permet de se livrer plus facilement. Les gens m’intéressent de manière générale, surtout les artistes. C’est amusant d’utiliser le personnage de Paloma pour poser des questions.
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Cela vous donne envie de prolonger l’expérience ?
Oui. J’ai une relation de confiance avec France Télé, je sais ce que je leur dois. Ils m’ont mis en lumière et m’ont permis d’avoir les opportunités que j’ai aujourd’hui. La mission du service public, c’est aussi de montrer des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir ailleurs, d’éduquer et de prendre des risques. C’est quelque chose que j’apprécie. J’ai travaillé sur d’autres chaînes, à d’autres moments dans ma vie. J’ai vu à quel point c’était compliqué d’imposer le changement…
Votre spectacle Paloma au pluriElles rencontre un franc succès, vous continuez d’ailleurs à le jouer en 2024. C’est un hommage à toutes les femmes de votre vie ?
Exactement. Petit garçon, j’adorait observer ma grand-mère, ma tante, ma mère, les voisines, et les imiter. Dans mon spectacle, il y a un peu de Fanny Ardant, de Reine de France, de la bourgeoise, de la bobo écolo, de la cagole…. Ce sont toutes des femmes qui m’amusent et me fascinent. Je ne fais pas du stand up car je ne sais pas parler de moi. Je m’inscris humblement dans la lignée des humoristes que j’admire : Muriel Robin, Valérie Lemercier, Alex Lutz, Sylvie Joly…
Vous avez joué dans la série Daryl Dixon, disponible sur Paramount+. Il parait même que c’est Norman Reedus en personne, qui vous a choisie !
C’est vrai ! Sa femme Diane Kruger et lui sont fans de Drag Race France. Ils ont bon goût ! (Rire). J’ai passé des années à passer des castings et à me battre pour avoir du travail. Pour Daryl Dixon, je n’ai pas eu besoin de le faire, le rôle était pour moi. C’était très touchant. Norman a été incroyable. J’ai rarement rencontré dans ma vie quelqu’un d’aussi gentil et passionné par son métier.
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Est-ce vrai que vous avez des projets pour Paloma, tout comme pour Hugo Bardin ?
Oui et parfois, je sais plus qui fait quoi ! Je me demande si Hugo pourrait exister sans Paloma… et en même temps, je sais ce que je dois à Paloma. C’est normal qu’elle soit le centre d’attention, elle est quand même plus intéressante à regarder que Hugo ! La plupart des projets qui sont en développement actuellement concernent Paloma. Il y aura déjà la saison 2 de Daryl Dixon, je travaille également sur une création pour le théâtre qui devrait voir le jour en 2025, une bande-dessinée, un album et évidemment, j’espère que l’émission de Bertrand va fonctionner et sera reconduite !
*Bertrand n’a pas sommeil, vendredi 19 janvier, 22.45, France2
*Paloma au pluriElles, les 29, 30 et 31 janvier à la Cigale (Paris) et en tournée dans toute la France.