La naissance
M6 a pris le contrepied de son époque, en misant sur un direct en première partie de soirée, le dimanche soir, case réservée aux grands films. "Il fallait être là où n’étaient pas les autres", confirme Patrick de Carolis, qui s’est inspiré de Stalker, d’Andreï Tarkovski, pour baptiser l’émission. Ce film met en scène un homme qui aide d’autres personnes à traverser une zone dangereuse pouvant déboucher sur un monde meilleur. "Ça correspond au travail journalistique : on fait passer le public à travers un rideau opaque, pour montrer la réalité de la société."
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Enquêtes au long cours
"Nous allons vraiment au bout de nos sujets", se réjouit Ophélie Meunier, rappelant que les enquêtes sont parfois tournées pendant un an, voire plus, un luxe aujourd’hui à la télévision. Pour elle, Zone interdite est une émission "d’utilité publique" et "lanceuse d’alerte". La preuve avec les reportages sur l’Aide sociale à l’enfance, la maltraitance dans les maisons de retraite, les violences routières, l’alcoolisation des foetus, ou encore la délinquance chez les mineurs…
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Un anniversaire particulier
Pour ces 30 ans, pas de rétrospective. Zone interdite soufflera ses bougies avec un documentaire racontant cinquante ans de relations hommes-femmes et revenant sur la charge mentale, la contraception masculine, ou encore l’école ménagère, qui apprenait aux jeunes filles à être de « bonnes épouses ». Restant dans l’ADN de l’émission, ce long-format se distingue par une écriture différente, mêlant témoignages et images d’archives, "indispensables pour une telle thématique".
Zone interdite, dimanche 26 mars à 21h10 sur M6
PAULINE HOHOADJI