Vos convictions vous ont-elles incitée à accepter ce rôle ?
Julie Gayet : Je suis engagée depuis longtemps auprès de la Fondation des femmes. Ce rôle traite avec intelligence de la place de celles-ci, du regard sur les filles qui font la fête, du choix d’être une femme au foyer ou indépendante… Et le titre est formidable car, comme on le sait, la mère parfaite n’existe pas. On essaie de nous le faire croire, ce qui fait peser un poids et une culpabilité sur nous.
Ressemblez-vous à Hélène ?
Je pense lui être diamétralement opposée, car je n’ai pas sacrifié ma carrière. J’ai continué mon métier, vu mes amis, eu une vie épanouie et amoureuse, tout en m’occupant de mes enfants. En revanche, le tournage m’a permis de me rendre compte des angoisses que peuvent avoir les parents de grands enfants par rapport aux boîtes de nuit et au GHB, "la drogue du violeur". Vivre cela serait l’un de mes pires cauchemars.
L’histoire d’Une mère parfaite pose la question de savoir s’il faut défendre son enfant, quoi qu’il ait pu commettre. Qu’en pensez-vous ?
La série y répond… Mon personnage va jusqu’au bout et, en même temps, à un moment, il y a une limite. Il faut, bien sûr, être présent pour son enfant s’il a commis une grosse bêtise, mais il existe des règles et des lois, donc ce n’est pas "quoi qu’il arrive".
Une mère parfaite : jeudi 28 avril à 21h10 sur TF1
Interview Nicolas Palita