Basque par son père, le chanteur aimait profondément cette ville, qui fut le décor d’une partie de son enfance et dans laquelle il revenait toujours. Notre pèlerinage sur ses terres démarre à quelques encablures du cimetière dans lequel il est enterré. L’équipe de l’émission Une journée avec Balavoine a investi la magnifique Villa Magnan, un palais Art déco de 1 500 m2 construit à la fin des années 1920 au coeur d’un parc de trois hectares et près du lac Mouriscot. Un calme apaisant se dégage des lieux. Sous le regard impassible d’un âne en liberté, Tété répète dans le jardin L’Aziza, un titre qui a une résonance particulière pour lui. « Elle me rappelle Noël 1985 chez mes grands-parents. Ils m’ont quitté trois semaines plus tard. »
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NACH À LA DIRECTION MUSICALE
Un dernier coup d’oeil à ce lieu à part et nous repartons direction l’ancien casino de Biarritz. C’est là, en plein coeur du centre-ville et avec une magnifique vue sur mer, que se retrouvent pour un concert une partie des artistes invités par les programmateurs Flavien Asse et Rodolphe Polin ainsi que Nach, la directrice artistique de l’émission. « On demande à chaque artiste de rester lui-même et de ne pas essayer de faire du Daniel Balavoine », souligne Flavien Asse. Auteure, compositrice, réalisatrice et arrangeuse, Nach s’est pleinement investie dans ce projet.
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« Je travaille dessus depuis décembre (2023, ndlr), nous confie-t-elle. C’est l’un des plus gros projets de ma vie. J’ai écrit une vingtaine d’arrangements et j’ai chanté tous les morceaux pour envoyer les maquettes aux artistes. » Pour chaque titre, elle a ainsi pris soin de choisir ses interprètes et d’imaginer une version se rapprochant de leurs univers. « Elle a, par exemple, opté pour des accents un peu bossa-nova, une musique brésilienne qui m’avait beaucoup inspiré pour mon disque », se réjouit Aliocha Schneider, qui reprend Quand on n’a plus rien à perdre, de Starmania, avec Aurélie Saada.
BALAVOINE, UN MODÈLE INTIMIDANT
Sur les conseils de sa soeur, Matthieu Chedid s’est lancé dans une reprise de S.O.S. d’un Terrien en détresse. « Elle m’a suggéré cette chanson qui me paraissait intouchable et infaisable, car elle a été écrite par Michel Berger pour, je pense, montrer le panache vocal de Daniel Balavoine, qui montait très haut dans les aigus. J’en ai fait une version plus intime à la guitare-voix. » M n’est pas le seul à avoir été intimidé par la puissance du chanteur, décédé en 1986 à l’âge de 33 ans.
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Arthur H a hésité avant d’accepter Lipstick polychrome : « J’ai finalement pris beaucoup de plaisir. Cette chanson très bien écrite est fluide à chanter. » « Je me suis demandé, raconte Élodie Frégé, si j’avais les capacités vocales pour chanter du Balavoine. Puis j’ai pensé à un titre que j’aime et qui tournait beaucoup chez mes parents : Lady Marlène. Hasard de la vie, c’est la chanson que Nach avait déjà notée en face de mon nom. » Nach l’avoue, elle s’est « pris la tête » pour faire sortir les artistes de leur zone de confort, tout en les rassurant : « C’est un travail psychologique. Moi qui voulais être psy avant d’être chanteuse, j’ai fait les deux ! »
Une journée avec Balavoine, vendredi 6 décembre à 21h05 sur France 3