Une candidate s’est sentie « lésée et exclue » lors de Miss Bourgogne 2024 : « Il y a un problème pour les cheveux afro »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:33
Instagram/Issandre
Candidate à l’élection de Miss Bourgogne 2024 qui s’est déroulée le 13 octobre dernier, Issandre Roger dénonce, dans un récent entretien, l’absence de coiffeurs capables de s’occuper de cheveux texturés. Une situation "discriminante" pour elle.

Les élections régionales continuent à battre leur plein. Ce dimanche, c’est la Bourgogne qui a élu sa représentante pour l’élection Miss France 2025 ; une couronne remportée par Clara Diry. Si la joie était au rendez-vous sur scène pour l’heureuse gagnante, toutes les candidates n’avaient pas le sourire dans les coulisses selon l’une d’entre elles.

Des candidates "discriminées" à Miss Bourgogne 2024 

Candidate à Miss Bourgogne 2024, Issandre Roger a décidé de prendre la parole ce lundi pour dénoncer l’absence de coiffeurs dédiés aux cheveux texturés (frisés, crêpus ou encore bouclés). "Tous les ans c’est pareil, il y a un problème pour les cheveux afro. Ce n’est pas à une élection régionale qu’il allait y avoir des coiffeurs pour les cheveux comme nous. Ça m’a rajouté un énorme stress. Je me suis sentie vraiment exclue et lésée", a expliqué la jeune femme à France 3 en précisant avoir emmené ses propres produits coiffants car elle "pressentait" que rien ne serait prévu pour son type de cheveux. "J’avais quand même cet espoir qu’en 2024, peut-être, ils avaient prévu quelque chose", a ajouté la jeune femme.

Des candidates de Miss Bourgogne se sont coiffées seules

Issandre Roger a fini, comme deux autres candidates (Naomi Saxemard et Candice Zeramdini), à se coiffer elle-même. « La coiffeuse me dit : "Je ne sais pas coiffer tes cheveux, mais on a le matériel qu’il faut » (…) Elle ne savait pas quoi faire, elle n’avait pas d’idée, elle n’avait pas prévu de solution. Ce n’est pas possible", a regretté la jeune femme auprès de nos confrères en soulignant que sa coiffure avait été une source de stress alors déjà qu’elle devait affronter le retard pris au planning. "J’étais décontenancée. Et à un moment, j’ai craqué. Comme aux départementales à Miss Côte-d’Or, j’ai pleuré aussi. J’ai commencé à me coiffer, mais quand je vois que toutes les candidates ont eu leur traitement de "princesse" et moi je suis la seule à prendre le sèche-cheveux et à me coiffer moi-même, ça m’a mis un coup", a-t-elle conclu.

Par
Clara Kolodny