S’il est aujourd’hui un comédien reconnu (vu notamment dans le film Frère et Sœur d’Arnaud Desplechin) mais aussi un des artistes de la comédie musicale Les Souliers rouges qui est actuellement en tournée dans toute la France, c’est sur le petit écran que Benjamin Siksou s’est fait connaître. Il était en effet un des candidats de la saison 6 du télécrochet Nouvelle Star de M6. Les fans de l’émission se rappellent encore, d’ailleurs, son audition devant le jury avec Just The Two of Us qui a fait un carton plein.
Finaliste malheureux de cette saison 6 qui a été remportée par Amandine Bourgeois, Benjamin Siksou a été présenté comme le "beau gosse" de l’émission rappelle Elle dans l’entretien qu’il leur a accordé. "L’image, on ne la choisit pas, on nous l’impose", précise le principal intéressé à nos confrères. Et Il précise d’ailleurs que ce n’est pas le seul élément de l’émission qui l’a profondément marqué. "Je découvrais tout en même temps, le milieu de la télé, le succès, ça a été très violent et vertigineux, je m’en suis rendu compte des années après", explique-t-il ainsi.
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Benjamin Siksou avoue avoir, à l’époque, "regardé en boucle les images de l’émission", reconnaissant un "certain narcissisme". "C’était les débuts de Facebook et j’allais au cybercafé pour voir les messages qu’on nous envoyait. Je n’arrivais pas à comprendre que le type sur les images c’était moi", confie-t-il à cœur ouvert. Il souligne ainsi avoir fait ce qu’il appelle un "déni du succès" qui a laissé des traces puisque ça lui "mis une pression qu’il n’a pas su gérer".
Egalement interrogé sur son rapport au corps, le chanteur et comédien raconte les problèmes de poids qui ont été les siens pendant une grande partie de son enfance entre ses 6 et ses 16 ans. "On m’appelait bouboule", glisse celui qui se rend compte, en regardant ses anciennes photos aujourd’hui, qu’il "n’était pas si gros" que ça. "Je pense qu’une névrose familiale s’est développée autour de moi, encouragée par le pédiatre qui a décrété que je ne devais plus manger de sucre", analyse Benjamin Siksou. Il ne cache pas qu’à cette époque, "il avait l’impression de déborder". "Je me souviendrai toujours de ces heures passées devant le miroir, à rêver de me couper les bourrelets au sécateur", conclut-il.