Si les téléspectateurs y sont désormais habitués, les polémiques sont toujours aussi constantes dans TPMP. En effet, l’émission est, depuis ses débuts, régulièrement confrontée à des controverses. Récemment, le programme présenté par Cyril Hanouna a été mis en demeure par l’Arcom, le régulateur des médias, pour son traitement de l’affaire Lola, du nom d’une jeune fille de 12 ans, retrouvée morte dans une valise. L’instance reprochait notamment à l’animateur d’avoir appelé à "une justice expéditive" pour la meurtrière présumée. "Il a en particulier appelé à plusieurs reprises à des procès expéditifs et à des condamnations à perpétuité automatiques dans de tels cas", indiquait l’Arcom. Le trublion de C8 avait également été épinglé pour son échange très houleux avec Louis Boyard, député de la France Insoumise.
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Ce mardi 13 décembre, la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak était interrogée par nos confrères du Parisien, qui lui ont demandé comment améliorer l’efficacité de l’Arcom, qui semble impuissant à enrayer les dérapages de TPMP. "L’Arcom dispose déjà d’une large palette de sanctions pour agir, définie par la loi, qui vont de l’amende, au retrait d’autorisation de la chaîne en passant par la suspension du programme", a-t-elle estimé en préambule. "Faut-il renforcer encore ce cadre ? Les états généraux du droit à l’information permettront de discuter d’éventuelles évolutions législatives. C8 a déjà été sanctionnée. Quand Cyril Hanouna insulte un invité de son émission, qu’il soit élu ou non, quand il appelle à une justice expéditive dans l’affaire Lola, c’est à la justice et à l’Arcom de se prononcer", a poursuivi la ministre.
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"Mais ce sont des processus longs, le temps de la justice ne peut pas être un temps expéditif, c’est ce qui fait que nous sommes dans un état de droit. Pour ma part, je condamne fermement ces propos ! Et c’est le rôle de l’Arcom de renouveler les autorisations des chaînes", a-t-elle continué. Invitée à préciser sa pensée, l’ancienne conseillère culture et communication du président Emmanuel Macron a rappelé que, si la situation l’exigeait, l’Arcom était en mesure de ne pas renouveler l’autorisation de diffusion de C8. "Ce serait totalement exceptionnel, je ne dis pas que c’est ça qui va arriver, je rappelle simplement que c’est une hypothèse sur laquelle l’Arcom aura à se prononcer", a-t-elle conclu.
L.C